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Chronique des matières premières

L'Iran, un pays minier sous-équipé

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Le site de l'explosion dans la province du Golestan.
Le site de l'explosion dans la province du Golestan. Reuters

L'explosion qui a fait plusieurs dizaines de morts dans une mine de charbon au nord de l'Iran ce jeudi 4 mai 2017 souligne le manque d'équipement de l'industrie minière iranienne

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Des dizaines de morts dans une mine de charbon. L'Iran est confronté à un drame semblable à ceux que connaît régulièrement la Chine. Toutes les mines de charbon souterraines sont dangereuses, et celle de Zemestanyurt dans la province de Golestan, au nord de l'Iran, descend à 1 400 mètres sous la surface. Un tunnel horizontal s'est effondré alors que les mineurs essayaient de démarrer le moteur d'un chariot, ce qui a provoqué une explosion. Y avait-il du grisou ? Les mineurs étaient-ils équipés pour détecter le gaz éventuel ?

L'Iran est -il est vrai confronté au sous-équipement de son industrie minière. Un secteur que les autorités veulent mettre en avant depuis la levée des sanctions internationales.

L'Iran est très riche en minerais métalliques et non-métalliques, il dispose des premières réserves de zinc au monde, des neuvièmes en cuivre et des dixièmes en fer et en uranium. Sans compter les métaux rares ou précieux : titane, antimoine, or, argent.

L'Iran exporte d'ailleurs du cuivre, du minerai de fer et surtout de l'acier, pour diversifier ses sources de revenus, au-delà du pétrole. L'Iran exploite aussi pour fabriquer cet acier, du charbon.

Mais dix ans de sanctions internationales ont bien sûr empêché l'essor et la modernisation de l'industrie minière en Iran, autant qu'elles ont figé l'essor de l'industrie pétrolière. Depuis la levée de ces sanctions en janvier 2016, le gouvernement de Téhéran cherche à nouer des coopérations minières avec certains Etats, cherche à attirer les investisseurs étrangers d'Australie, du Canada, de Norvège, d'Autriche, du Japon, d'Allemagne. C'est la mission de l'Organisation de développement et de rénovation des mines et de l'industrie minière iraniennes, ou IMIDRO, qui multiplie les contacts à l'étranger.

40 milliards de dollars de projets miniers sont en jeu. La modernisation des mines existantes également. Mais la persistance de sanctions financières de la part des Etats-Unis ne facilite pas l'avancée de ces projets. Il est encore très difficile de vendre des équipements miniers à l'Iran, confiait un entrepreneur allemand, sur un salon, même s'il s'agit d'équipements de base pour sécuriser les mines.

 

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