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Le coq chante

La décarbonisation de l’agriculture et de l’agroalimentaire

Audio 26:30
Sébastien Couasnet, fondateur et directeur général du groupe suisse Eléphant Vert, et Thierry Fornas, président de la société française EcoAct.
Sébastien Couasnet, fondateur et directeur général du groupe suisse Eléphant Vert, et Thierry Fornas, président de la société française EcoAct. © RFI/Sayouba Traoré

La décarbonisation ou décarbonation est le fait de chercher à se passer de l’utilisation de combustibles fossiles tels que le pétrole, le charbon ou le gaz, pour les remplacer par des énergies renouvelables. La politique de décarbonisation va de pair avec l’idée de la transition énergétique. Les grandes réunions internationales, comme la COP 21 en France, ou la COP 22 au Maroc, ont établi un bilan sur l’émission des gaz à effet de serre. Pour limiter le réchauffement climatique et son impact sur la planète, il ne faut pas que la hausse des températures dépasse les 2° d’ici 2050. Afin d’atteindre cet objectif, une politique de décarbonisation a été mise en place dès 2012.(Rediffusion du 2 avril 2017).

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C’est une affaire complexe qui comporte un aspect technique et des complexités financières. Techniquement, il s’agit de faire baisser lempreinte carbone.Et cette empreinte carbone désigne la somme des émissions de CO2 des entreprises et des activités économiques. Et il y a le mécanisme de la compensation carbone qui cherche à rééquilibrer les choses. C’est-à-dire comment faire pour que celui qui pollue supporte les coûts des réparations des dégâts environnementaux que son activité génère. Et comment faire pour aider celui qui subit les conséquences de ces dérèglements climatiques à adapter son activité à cette nouvelle donne ?

A présent qu’on a compris les différents mécanismes de cette décarbonisation, on va s’intéresser au cas plus spécifique de l’agriculture. Dans les pays en voie de développement, les changements climatiques viennent aggraver une situation déjà préoccupante avec des écosystèmes fragiles. Or, il est démontré que plus on est pauvre, plus on subit les dérèglements du climat. D’abord l’agriculture se fait avec des moyens techniques rudimentaires, sur de petites superficies, ce qui a terme entame la fertilité des sols.

Autre préoccupation, un producteur du sud a peu de moyens financiers pour s’adapter à la nouvelle situation induite par les changements climatiques. Alors qu’il faut imaginer d’autres façons de travailler. Auparavant, on avait moins de bouches à nourrir et suffisamment de terres arables pour pratiquer la jachère ou l’assolement. Aujourd’hui, les terres deviennent rares, celles qui sont disponibles sont souvent dégradées. Alors que dans le même temps, la population augmente. Il faut donc une double révolution : préserver les bonnes terres qui subsistent et restaurer celles que la main de l’homme a dégradées. Il se trouve qu’avec l’utilisation de certains intrants, on n’a pas forcément une alimentation saine à l’arrivée.

Invités :
- Thierry Fornas, président de la société française EcoAct
- Sébastien Couasnet, fondateur et directeur général du groupe suisse Eléphant Vert.

Production : Sayouba Traoré
Réalisation : Ewa Moszynski

 

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