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Revue de presse française

A la Une: SOS migrants

Audio 05:29
AFP

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Photo choc à la Une de Libération : celle de ce corps gonflé, flottant sur le ventre, dans les eaux de la Méditerranée. Ce corps est celui d’une des 2.200 personnes, au moins, qui se sont noyées depuis le début de l’année, en tentant de rallier l’Europe.

« Migrants : qui prendra ses responsabilités, », s’interroge Libération. « L’Union restera-t-elle inerte ? La route des Balkans étant désormais coupée, c’est par la Libye anarchique que le flux des migrants s’écoule désormais (…). Dépassées, seules à lutter ou presque, les autorités italiennes appellent à l’aide leurs partenaires qui font généralement la sourde oreille. »

Que faire ? « Des solutions simples ? Il n’y en a pas, pointe Libération. Mais les moyens de faire mieux - ou moins mal - existent. Un accueil plus large, une répartition plus rationnelle des réfugiés, un renforcement des moyens de secours et de contrôle, des 'couloirs humanitaires' organisés et régulés, qui ne sont pas l’ouverture générale que personne ne souhaite, mais qui donnent un espoir tangible aux candidats à l’immigration et les dissuadent de s’embarquer en masse dans des cercueils flottants : tout cela relève du domaine du possible. Encore faut-il le vouloir. »

« Pour réduire les flux vers l’Italie, incessants depuis 2011, que faut-il faire ?, s’interroge Ouest France en écho. Les pays d’Europe centrale et orientale ne veulent pas entendre parler de la moindre relocalisation. L’Allemagne a déjà donné. L’Autriche s’apprête à blinder sa frontière avec l’Italie au col du Brenner. La France, en partie responsable de la faillite de l’État libyen, fait l’autruche sur la question migratoire et refuse de soulager les ports italiens. »

« Dans ce contexte très tendu, relève La Charente Libre, les 28 ministres européens de l’Intérieur se réunissent aujourd’hui en Estonie pour tenter de trouver une position commune. Mais le trio Macron - Philippe - Collomb a bien fait comprendre depuis le début de semaine que 'l’indispensable maintien des frontières' - selon l’expression utilisée par le Président à Versailles - était bien la priorité de la politique migratoire. Le tout conjugué avec la réduction des délais de demandes d’asile de 14 à 6 mois, annoncée par le Premier ministre. Sauf qu’aujourd’hui, la crise politique tourne au désastre humanitaire, s’exclame le quotidien charentais. Dans le silence assourdissant des rivages et des ravages de la Méditerranée. »

Simone et Antoine au Panthéon

A la Une également : Simone Veil et son mari au Panthéon…

Décision hier du président Macron, en accord avec la famille. Décision annoncée lors de l’émouvante cérémonie d’hommage qui a eu lieu hier dans la cour des Invalides à Paris.

Des hommages qui se poursuivent ce jeudi dans la presse

« Simone Veil entre au Panthéon. C’est juste et c’était nécessaire, estime Paris-Normandie, au nom de la mémoire collective, de la justice, des droits des femmes et de son ardente défense de ce rêve européen qu’elle a contribué à bâtir et faire croître. »

« Une grande Dame s’est éteinte. Une autre grande Dame -la France- se réveille, lance Le Midi Libre. Face à la dépouille de celle qui aura combattu l’ignominie du genre humain, c’est toute une Nation qui lui dit merci. »

« Il n’y a pas l’ombre d’un doute, renchérit La Montagne. Simone Veil, cette conscience lumineuse et bienveillante, a toute sa place au Panthéon des grands hommes 'et grandes femmes', serait-il juste d’ajouter. L’idée n’est pas d’en faire une sainte, mais un phare dans notre époque déboussolée. »

Enfin, L’Union relève que « Simone Veil sera la 5e femme à être admise au Panthéon, ce qui rappelle qu’aux yeux de nos aînés, trop peu de femmes en étaient dignes. C’est en sa qualité d’époux qu’un homme l’accompagnera, son mari Antoine Veil. (…) À travers lui, c’est donc l’amour indéfectible qui est honoré et seulement lui. Et ça, c’est à la fois nouveau et très beau. »

Schisme au FN

Spectaculaire revirement : « le Front National est prêt à renoncer à la sortie de l’euro. » C’est le grand titre du Figaro.

Le Figaro qui constate que les ténors du FN sont divisés, entre la ligne Philippot et le FN dit canal historique.

Et « paradoxalement, les errements idéologiques et la crise de leadership du FN peuvent être une chance pour la droite républicaine, pointe Le Figaro. Plutôt que de 'courir' derrière le nouveau chef de l’État ou de s’épuiser en querelles de chapelle, elle serait bien inspirée de s’adresser aux déçus de Marine Le Pen. »

Vers une normalisation de la GPA ?

Enfin, des réactions plutôt contrastées après l’avis hier de la Cour de cassation sur la GPA, la gestation pour autrui. La Cour de cassation a jugé, qu’un enfant né d’une mère porteuse à l’étranger, pouvait être adopté par le mari de son père biologique, et donc se voir reconnaître légalement deux parents en France.

Pour La Croix, la Cour de cassation « entérine de fait le contournement de l’interdiction de la GPA par des Français y recourant à l’étranger. » La Croix qui estime que « la gestation pour autrui est une forme de barbarie (…), une régression de civilisation. Elle instrumentalise le corps de femmes qui, quasiment toujours, n’acceptent cette insémination artificielle que par nécessité financière. »

A contrario, pour Libération, c’est une « demi-victoire : Oui, le 'deuxième' parent, non-biologique, d’un enfant né d’une gestation pour autrui à l’étranger, est aussi légitime que le parent 'géniteur' et doit être reconnu comme parent légal. Oui, mentionner les parents qui élèvent l’enfant sur le livret de famille est un droit fondamental. Oui, malgré une GPA interdite en France, cet avis permettra de sortir du flou juridique actuel. »

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