Accéder au contenu principal
Revue de presse française

A la Une : G20, Poutine-Trump, les deux coqs

Audio 05:29
AFP

Publicité

« Voilà bientôt deux ans que ces deux hommes au tempérament macho et à l’égo sensible se livrent à une danse de Saint-Guy », formule Le Figaro. Alors que va-t-il se passer entre eux à Hambourg ? Dans ce quotidien, un observateur dit s’attendre à « un niveau olympien de postures machistes entre ces deux dirigeants qui comprennent la puissance des symboles ».

« À Hambourg aujourd'hui comme à Paris le 14 juillet, Donald Trump est un hôte embarrassant. Encombrant. Inquiétant, estime Ouest-France. Mais sur le climat, le commerce, la stabilité du monde, il faut plus que jamais continuer de parler à l'Amérique pour la convaincre de renoncer à une rupture des équilibres. Malgré Trump », énonce ce quotidien de l’ouest de la France.

Levée de rideau officielle de ce G20, dans deux heures maintenant. Mais hier, ça a chauffé à Hambourg. Noyée dans les volutes de gaz lacrymogène, la photo pleine page publiée par Libération est sans équivoque. Au premier plan, les casques blancs des policiers allemands se devinent, au loin, des foules massées sous une banderole. « Objectif affiché par les militants », et rapporté par Libé : « Pulvériser le G20 » ! 

Taxe Tobin : spéculateurs 1 – députés 0

En France, on l’apprend ce matin, une partie de la taxe Tobin « à la française » va être supprimée. C’est le quotidien Les Echos qui l’annonce. « Le gouvernement s’apprête à supprimer la partie de la taxe sur les transactions financières portant sur les transactions « intrajournalières » ». Explication : cette taxe sur les achats et les ventes lors d’une même séance boursière, ces allers et retours le même jour bien connus des spéculateurs, devait entrer en vigueur le 1er janvier prochain. Elle avait été votée par les députés lors de la précédente législature, contre l’avis du gouvernement de l’époque.

Très critiquée à la Bourse (notamment), cette « taxe Tobin à la française », comme l’appelle avec distance Les Echos, sera supprimée « le 12 juillet, au milieu d’autres mesures présentées par le Premier ministre Edouard Philippe pour attirer les investisseurs fuyant en Grande-Bretagne post-Brexit ». Voilà qui a au moins le mérite d’être clair.

Baisses d’impôts : promesses de Gascon

Pendant ce temps, des baisses d’impôts promises pendant la campagne électorale par Emmanuel Macron, elles, vont être reportées. Elles étaient pourtant promises pour l’année prochaine. Seulement voilà ! Il y a un « trou » de 8 milliards d’euros dans les caisses de l’Etat. Il a été révélé par l’audit des finances publiques diligenté par la Cour des comptes, qui qualifiait le dernier budget de François Hollande « d’insincère ». Résultat, les baisses d’impôts promises attendront. Et plusieurs journaux français lancent des mises en garde.

Attention, prévient ainsi le journal Les Echos, la baisse des impôts a sans doute été « le message macroniste le plus entendu dans la campagne ». Alors que va-t-il se passer maintenant que les baisses promises sont reportées ? « Ce qui fut un atout peut-il revenir en boomerang ?, se demande le quotidien économique français (...) Le gouvernement martèle un seul message: il y aura des économies mais il n'y aura pas de hausses d'impôts. Pas de hausses certes, mais comment un traumatisé perçoit-il le report des baisses promises ? Surtout quand sont, entre-temps, annoncées des mesures qui ressemblent fort à des hausses, fût-ce pour de bonnes raisons » ?

« Question impôts, Matignon et Bercy sont à deux doigts de braquer l’opinion publique », prévint également L’Opinion. « Ces facilités n’ont jamais donné les résultats escomptés, regrette ce journal. Elles ont au contraire contribué à miner la confiance des électeurs dans les promesses des candidats et à donner le sentiment que les gouvernements, une fois parvenus au pouvoir, étaient tous incapables de repousser la fatalité de la demi-mesure. Au prix de l’inefficacité. Au prix du retard français », soupire L’Opinion.

Hulot : panne sèche en 2040

Plus de ventes de voitures diesel et essence en France, mais en 2040… C’est le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot qui l’a annoncé hier. Et c’était la « surprise du chef », lance Le Figaro, elle a été « ciselée pour faire mouche dans l'opinion », estime-t-il, pas dupe, tout en se demandant si Nicolast Hulot est « réaliste ». Mais conscient du caractère consensuel de cette annonce, Le Figaro fait contre mauvaise fortune bon cœur. « La voiture électrique en 2040, pourquoi pas ? D'ici là, faisons confiance à la concurrence et laissons les automobilistes tranquilles… », plaide toutefois ce quotidien conservateur, qui craint les « politiques punitives classiques », telles que « vignettes », « malus », et autres « taxes » en tous genres pour atteindre cet objectif. « Pitié pour les automobilistes ! », exhorte donc Le Figaro.

Et pour cause, puisque 2040, « c’est demain », souligne La Croix ! Et  c’est une « véritable révolution », comme a dit Nicolas Hulot hier, souligne le quotidien catholique français. « Pas seulement pour le secteur de l’automobile, un des grands emblèmes de l’économie carbonée, mais pour l’ensemble d’une société qui va devoir apprendre à imaginer son avenir et à vivre sans énergies fossiles. Et vite », prévient La Croix.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.