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Revue de presse française

A la Une: l’affaire Créative France, le FN et la rencontre Trump-Poutine

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AFP

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Pénicaud : l’affaire Créative France

« L’enquête s’accélère, lance Le Figaro “en Une”, après l’ouverture d’une information judiciaire contre “x” pour “favoritisme et recel”, hier, par la justice au sujet d’une soirée de promotion de la “French Tech Night” organisée par l’agence d’Etat Business France, alors dirigée par Muriel Pénicaud, début 2016 à Las Vegas, aux États-Unis, en présence d’Emmanuel Macron, l’alors ministre de l’Économie.

“Ça se complique pour Pénicaud”, enchérit Le Parisien, qui a épluché les factures de la “French Tech Night” auxquelles ce journal a eu accès. Je vous fais grâce des détails… Un seul commentaire. Ce quotidien estime que le montant est “cher, très cher”.

En plus de cette enquête judiciaire venant déjà fragiliser un peu plus Muriel Pénicaud, qui est aujourd’hui ministre du Travail, de nouvelles révélations publiées par Mediapart. Elles concernent une campagne de promotion des entreprises françaises à l’étranger du nom de “Créative France”, confiée par Business France à l’agence Havas, “que préside Yannick Bolloré   fils de Vincent”. Une campagne ayant fait l’objet d’un “gros contrat, qui s’élève à 8 millions d’euros sur deux ans” au sujet duquel “le Quai d’Orsay et Bercy n’ont cessé d’alerter” Muriel Pénicaud, révèle ce journal en ligne, cette campagne étant “aussi suspectée de multiples dérapages”, ajoute-t-il.

Les faits, cette fois-ci, remontent à 2015, étant rappelé que l’affaire de la “French Tech Night” date du début 2016. Et le “bras de fer entre la future ministre du Travail et ses tutelles va durer presque huit mois”, énonce encore Mediapart, qui publie des extraits de deux synthèses du Quai d’Orsay ainsi que des morceaux choisis dans des échanges de messages électroniques entre Muriel Pénicaud et les directeurs de cabinet de ministres du précédent gouvernement ou encore de la directrice des entreprises et de l’économie internationale du Quai d’Orsay.

Parmi ces messages, Mediapart met en exergue celui envoyé le 30 mars 2016 par l’alors directrice de l’agence publique de promotion des entreprises françaises à l’étranger. “Je ne peux pas laisser écrire que Business France ne serait pas professionnel et gaspillerait l’argent public. C’est pour moi un fait nouveau et grave. Si tel est le jugement des tutelles [ministérielles – ndlr], il faut me le dire immédiatement pour que je procède à l’arrêt de cette campagne”, écrit alors Muriel Pénicaud qui, ce faisant, “choisit l’affrontement” avec le Quai d’Orsay, complète Mediapart.

De son côté, Libération publie sur son site internet un échange entre Muriel Pénicaud et le directeur de cabinet du secrétariat d’Etat chargé du Commerce extérieur. “Une correspondance qui démontre que les relations entre Pénicaud et ses tutelles étaient déjà tendues”, souligne Libé.

FN : liquidation avant inventaire

Le Front national est “en plein doute”, lance Le Parisien. Libération se penche sur la crise frontiste entre partisans et adversaires de la ligne prônée par le vice-président Florian Philippot, et qui, c’est à souligner, ménage grandement ce dernier.

Le Front national “était vicié de l’intérieur”, lance Libération “en Une”, sur une photo pleine page de la chevelure de sa présidente Marine Le Pen qui se devine dans un flou blond sur fond noir. Rappelant que le FN est “miné” par des dissensions, ce quotidien avertit que ce parti se prépare à une “refondation” et brosse donc un portrait du vice-président frontiste dont le moins que l’on puisse dire est qu’il est (sans surprise) tout sauf mordant.
Extrait : “Philippot n’apparaît pas comme le pire de la bande. En pensant contre soi-même, il faudrait même probablement se réjouir que ce soit lui qui ait (jusqu’à présent) le plus d’influence sur Marine Le Pen, énonce Libé. (…) Philippot n’est pas raciste même si son souverainisme absolu confine au nationalisme et que sa posture de défenseur de la laïcité sert de cache-sexe à une stigmatisation des immigrés. S’il devait quitter le FN ou s’en faire virer sur fond de ‘clarification idéologique’, cela ne serait pas forcément une bonne nouvelle pour les adversaires du FN”, écrit encore Libération.

Trump-Poutine : le “mano a mano”

La photo de la poignée de main entre les présidents américain et russe est en manchette du Figaro. Nous avons ouvert la revue de presse d’hier sur ce “mano a mano”, Le Figaro y revient ce matin en évoquant la rencontre de “deux hommes qui devaient bien s’entendre. Deux blocs de testostérone faits pour s’assembler, sinon se fondre en une union des puissants”.

Pour planter le décor, ce quotidien rappelle que, durant la campagne, Donald Trump n’avait “pas caché son admiration pour ‘l’homme fort’ qu’incarne le maître du Kremlin. Vladimir Poutine, lui, avait qualifié le milliardaire de personnage ‘brillant’. À eux deux, ils devaient remettre un peu d’ordre dans le grand souk planétaire”.

Photo mise à part, la presse, grandement, ignore comment s’est passé le secret tête-à-tête. Libération se borne à souligner que Donald Trump est “totalement novice en diplomatie” et que le président américain et son ministre des Affaires étrangères sont “nettement moins chevronnés que Poutine”.

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