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Revue de presse Afrique

A la Une: l'état de santé du président du Nigeria, Muhammadu Buhari

Audio 04:16
© AFP/Pius Utomi Ekpei

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L’état de santé du président nigérian suscite toujours autant d'interrogations. Des interrogations que ne dissipent pas la visite que vient de rendre le vice-président nigérian au chef de l'Etat. Yemi Osinbajo s'est rendu à Londres où Muhammadu Buhari, 74 ans, est soigné depuis plus de deux mois et il l'a trouvé en forme. « Il se porte très bien » et se rétablit « très rapidement ». Voilà ce qu'a expliqué celui qui assure la présidence par intérim. Des propos rapportés par l'Agence de presse africaine. Yemi Osinbajo raconte aussi qu'il a passé « un très bon moment » avec Muhammadu Buhari, qu'ils ont eu « une bonne conversation » qui a duré une heure et que le président a toujours autant d'humour.

Pour le reste - notamment les sujets qu'ils ont abordés - pas plus de précisions. Aucune date non plus de retour au pays de Muhammadu Buhari. « Nous devrions le revoir très prochainement », s'est contenté d'affirmer Yemi Osinbajo, toujours selon l'Agence de presse africaine. Son porte-parole promet que davantage d'informations sur la réunion à Londres seront bientôt dévoilées et insiste sur le fait que tout s'est très bien passé, rapporte le site MaliActu.net

Ces nouvelles fournies par le gouvernement ne suffisent pas toutefois pas à rassurer

« Le mystère entoure la santé du président Buhari , titre ainsi Slate Afrique qui n'hésite pas à parler d'« omerta ». Une omerta qui « alimente rumeurs et incertitudes », insiste encore le journal en ligne qui s'interroge sur « l'état réel de la santé du président ».

On ne sait toujours pas de quoi il souffre, souligne MaliActu.net. Et de rappeler que lors de ses dernières apparitions publiques, Muhammadu Buhari avait « semblé extrêmement affaibli ».

Ces rumeurs et les absences prolongées de Muhammadu Buhari fragilisent l'exécutif

C'est en tout cas ce qu'affirme Slate Afrique qui évoque une « guerre de succession latente » au sommet de l'Etat. « Au sein du parti au pouvoir, les signes de sérénité affichés au départ commencent à s'effriter » et on craint désormais « des velléités de putsch », écrit le journal. qui dresse le parallèle avec ce qui s'était passé du temps d'Umaru Yar'Adua. « La santé de l'ancien président avait également été l'objet d'un mystère jusqu'à ce qu'il décède en mai 2010, ouvrant de fait la porte à des luttes de clans internes pour sa succession », rappelle Slate Afrique.

Une comparaison que fait aussi AfricaNews. L'ancien président était décédé après un long traitement à l'étranger, souligne le site. « Pendant des mois, le pays avait connu une crise politique ».

Cette situation a fait réagir la femme de Muhammadu Buhari

Oui, comme l'explique Cameroun-Info.net, dans un message posté en début de semaine sur son compte Facebook, la Première dame s'en est pris aux « hyènes » et aux « chacals » - ce sont ses propres termes - qui complotent et veulent s'emparer du pouvoir. Selon plusieurs analystes, elle vise là les proches collaborateurs de son mari et les hauts responsables nigérians qui avanceraient dans l'ombre. « Ils seront bientôt exclus du royaume », en clair du parti du président, menace encore Aisha Buhari, sur Facebook.

Autre sujet à la Une de la presse africaine francophone, le sort Silya Ziani, l'une des figures du mouvement de contestation dans le Rif marocain

Arrêté depuis plus d'un mois, la jeune femme a été entendue hier par un juge d'instruction et elle reçoit de plus en plus de soutiens : celui notamment de l'artiste libanais Marcel Khalifé, comme l'écrit le site marocain Fil d'actu ... Le chanteur a publié sur son compte Facebook une photo de Silya Ziani et cette phrase : « Si seulement la patrie savait combien on s’inquiète pour elle (Salima Ziani-Silya) ».

Un rassemblement a aussi eu lieu hier, à Casablanca, à l'appel du Comité de soutien aux prisonniers politiques du Hirak de Casablanca et des Femmes marocaines contre l'emprisonnement politique... rapporte la Dépêche du Maroc. Une manifestation dont s'est aussi fait l'écho Le Huffington Post Maghreb . « On est tous Silya Ziani », scandaient les participants, soit plusieurs dizaines de personnes, raconte le journal. Au-delà du cas de la jeune femme âgée de 23 ans, ce sont les revendications du Rif que les manifestants étaient venus soutenir. Des revendications essentiellement sociales et économiques.

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