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Theresa May demande aux géants du net de bloquer les réseaux extrémistes

Audio 03:10
Theresa May souhaiterait que les géants de l'internet prennent au sérieux la menace des réseaux extrémistes.
Theresa May souhaiterait que les géants de l'internet prennent au sérieux la menace des réseaux extrémistes. REUTERS/Stefan Wermuth

Les géants de l’internet doivent faire « plus et plus vite » pour bloquer les contenus postés en ligne par les réseaux extrémistes : c’est Theresa May qui a fait cette demande urgente le mercredi 20 septembre aux Nations Unies à New York. La Première ministre s’exprimait quelques jours après l’attentat à la bombe artisanale dans le métro de Londres et alors qu’un rapport vient de révéler que les internautes britanniques sont particulièrement vulnérables à la propagande du groupe Etat islamique.

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Ce rapport, émanant de Policy Exchange, un centre de réflexion et d’analyse politique britannique, montre que la propagande jihadiste mise en ligne par Daech génère plus de clics au Royaume-Uni que dans n’importe quel autre pays en Europe. L’étude, intitulée « La nouvelle guerre du Net », montre que l’organisation terroriste continue à poster sur la Toile une centaine d’articles chaque semaine, notamment des vidéos montrant des scènes d’exécutions et des instructions pour la fabrication de bombes, comme celle qui a partiellement explosé à la station de Parsons Green vendredi dernier. Selon le rapport, l’enracinement du groupe terroriste en ligne est tout aussi alarmant à travers l’usage de l’application Telegram avec laquelle on peut envoyer des messages chiffrés de bout en bout, ce qui lui permet d’atteindre plusieurs dizaines de milliers d’internautes, dont un grand nombre au Royaume-Uni.

La demande de Theresa May

La Première ministre britannique veut que les grands groupes comme Google, Twitter, Facebook ou encore Microsoft éliminent la propagande terroriste sur leurs sites dans les deux heures, voire empêchent qu’elle apparaisse tout court. Pour maintenir la pression, Theresa May a lancé un ultimatum : les grandes compagnies Tech ont désormais un mois pour montrer qu’elles prennent le problème au sérieux, avant le prochain G20 qui se réunit le 20 octobre et qui décidera si suffisamment de progrès ont été accomplis. Si ce n’est pas le cas, ces pays brandissent la menace de sanctions financières contre les opérateurs du web, mais aussi le vote de nouvelles lois pour faire de la possession et de l’utilisation de contenus extrémistes un délit.

La réponse des géants du net

Les responsables des grandes entreprises de l’internet assurent qu’ils travaillent sans relâche et dépensent des millions pour lutter contre ce problème. En juin Facebook, Microsoft, Twitter et YouTube ont annoncé la création d’un forum international contre le terrorisme et collaborent pour trouver des solutions technologiques impliquant l’utilisation d’intelligence artificielle pour accélérer le blocage des contenus à caractère terroriste. Mais les grandes compagnies du Net affirment qu’elles ne peuvent pas résoudre le problème seules et demandent l’aide des gouvernements et des internautes. La difficulté pour ces opérateurs est de trouver un équilibre entre d’un côté la demande de leurs utilisateurs qui veulent continuer à avoir un accès libre à toutes sortes de contenus et veulent que la confidentialité de leurs échanges soit respectée et de l’autre côté la nécessité d’enrayer la diffusion de la propagande terroriste. Au final c’est probablement plus la crainte de voir leur réputation ternie qui poussera ces opérateurs à redoubler d’efforts que la menace d’amendes qu’ils n’auront aucune peine à payer…

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