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Chronique des matières premières

Le captage-stockage du CO2 refait surface au large de la Norvège

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La Norvège espère en faire une industrie florissante et stocker à elle seule jusqu'à 400 millions de tonnes de CO2 d'ici 2050, l'équivalent des émissions carbone de la France.
La Norvège espère en faire une industrie florissante et stocker à elle seule jusqu'à 400 millions de tonnes de CO2 d'ici 2050, l'équivalent des émissions carbone de la France. GettyImages

Trois compagnies pétrolières s'associent pour réaliser le premier projet commercial de captage et de stockage de CO2 au large de la Norvège.

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Capter et stocker le CO2... Cette solution envisagée pour éviter de libérer ce gaz à effet de serre dans l'atmosphère refait surface au large de la Norvège. Sous la forme d'un projet commercial et non plus seulement expérimental, auquel s'associent trois compagnies pétrolières européennes, Statoil, Total et Shell.

Il s'agit de collecter le dioxyde de carbone émis par une cimenterie, un incinérateur de déchets et une usine de fabrication d'engrais de l'est de la Norvège. De transporter ce CO2 par bateau jusqu'à la côte ouest du pays scandinave et de là, de faire partir le gaz à effet de serre par un gazoduc jusqu'au gisement gazier sous-marin de Troll, en mer du nord norvégienne. Dès 2022, 1,5 million de tonnes annuelles de CO2 d'entreprises norvégiennes pourraient être ainsi stockées sous la mer.

En faire une industrie florissante

La Norvège est pionnière dans ce domaine, elle stocke depuis 20 ans du CO2 dans ses anciens gisements gaziers dans un but expérimental. Pourtant la technologie ne décollait pas depuis 2008 et l'effondrement du prix européen du carbone, qui la rendait trop chère.

Des innovations ont permis d'en faire baisser le coût, comme la combustion en boucle, sans azote et uniquement à l'oxygène, pour ne pas amoindrir le rendement énergétique d'une centrale à gaz lorsqu’on en capture le CO2. Les pistes de valorisation du gaz carbonique comme matière première se multiplient : production de plastique, de ciment, de béton, de nouveaux hydrocarbures. Même Christiana Figueres, de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques s'est convertie à la capture et au stockage du CO2, longtemps très controversée !

La Norvège espère en faire une industrie florissante et stocker à elle seule jusqu'à 400 millions de tonnes de CO2 d'ici 2050, l'équivalent des émissions carbone de la France. Les Chinois, assure le gouvernement norvégien, voudront à tout prix de cette technologie.

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