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Chronique des matières premières

Le poisson tilapia menacé par un virus

Audio 01:44
Un pêche de tilapias, au Sénégal.
Un pêche de tilapias, au Sénégal. AFP PHOTO / Seyllou

Un virus perturbe le marché du poisson tilapia, dont la Chine est le premier producteur mondial.

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C’est toute la filière qui risque de vaciller. La production mondiale de tilapia pèse, aujourd’hui, près de dix milliards de dollars, par an. Le tilapia est l’un des poissons les plus consommés dans le monde. Cette sorte de carpe, cultivée dans les eaux douces, est un aliment de base, dans de nombreux pays africains. Sans compter que sa reproduction rapide en fait un bon poisson d’élevage, très rentable.

Depuis près de dix ans, l’espèce est en tête des ventes mondiales, et dépasse celle du saumon et de la truite. Le tilapia est produit dans plus de 75 pays. La Chine reste le premier producteur mondial, avec un million de tonnes par an, viennent ensuite l’Indonésie et l’Égypte.

Mesures de précautions

Mais, aujourd’hui, un virus hautement contagieux, le Tilv, fait trembler le marché du tilapia. Si ce virus ne pose pas de risques pour la santé, il décime les élevages. Rien qu’en Thaïlande, près de 90 % des stocks ont été perdus. La FAO, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, a donc lancé une alerte pour mettre en garde contre ce virus qui sévit, actuellement, dans cinq pays : la Colombie, l’Équateur, l’Égypte, Israël et la Thaïlande.

Par mesure de précaution, trois grands pays africains, consommateurs et producteurs, la RDC, le Benin, et dernièrement la Côte d’Ivoire ont interdit toute importation de ce poisson, provenant de ces pays infectés. Pour les importateurs, qui commandent plusieurs milliers de tonnes par an, mais aussi pour les pisciculteurs, c’est la catastrophe.

Les consommateurs, eux aussi, se détournent de ce produit, dont ils se méfient aujourd’hui. Ils n’en mangent presque plus, même si le tilapia provient de pays, qui ne sont pas concernés par l’épidémie. Les consommateurs préfèrent se tourner, vers d’autres variétés de poissons. Résultat, les prix de la sardine ou du maquereau s’envolent.

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