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Aujourd'hui l'économie

Les Etats commencent à s’intéresser aux cryptomonnaies

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Plus de 16 millions d'unités de bitcoin sont en circulation. En 2009 il ne valait rien, aujourd'hui, il a déjà franchit la barre des 6 500 dollars.
Plus de 16 millions d'unités de bitcoin sont en circulation. En 2009 il ne valait rien, aujourd'hui, il a déjà franchit la barre des 6 500 dollars. ©Benoit Tessier/REUTERS

Les cryptomonnaies, comme le bitcoin, commencent à être prises au sérieux par les acteurs conventionnels de la finance. Vraie révolution ou arnaque ?

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Huit ans après son lancement confidentiel, le bitcoin, la toute première des monnaies cryptées a réussi à se faire une petite place dans le panier des grandes devises internationales. Les agences de presse spécialisées dans la finance donnent même son cours du jour dans leur rapport quotidien sur le marché des changes. Cette monnaie entièrement dématérialisée est basée sur la technologie des blockchains. Les transactions sont validées par un dispositif informatique qui remplace toute autorité supérieure.

Jusqu'à maintenant une monnaie naissait de la volonté d'un État ou d'une entité publique et était garantie par un tiers dépositaire de l'autorité, souvent la Banque centrale. Mais la cryptomonnaie balaie ce vieux schéma. Ici le pouvoir de faire monter et baisser les cours appartient à ceux qui l'utilisent. Avec un plafond à la création monétaire dans le cas du bitcoin prévu par les algorithmes fondateurs.

Les cryptomonnaies ont-elles le pouvoir de concurrencer les grandes devises ?

C'est la question à mille milliards de dollars qui rend les milieux financiers particulièrement nerveux. Evidemment que non, affirment tous ceux qui ne voient dans le bitcoin qu'un phénomène spéculatif et passager. Jamie Dison, le patron de la grande banque américaine JP Morgan prédit leur disparition. Tandis que Goldman Sachs a ouvert un desk de trading sur le bitcoin.

Les grands argentiers sont aussi très partagés. Pour Mario Draghi, seul un État peut battre monnaie. La directrice générale du FMI, Christine Lagarde est plus prudente, elle estime qu' « il ne serait pas sage de les ignorer ». L'avenir des monnaies, qu'elles soient cryptées ou non, poursuit Christine Lagarde sera numérique, il vaut donc en comprendre les mécanismes et les avantages. Certains États sont sur cette ligne. Dubaï vient d'annoncer le lancement d' «emcash», une cryptomonnaie officielle pour payer au quotidien dans la cité émiratie. Et enfin de grands pays comme la Chine et l'Inde travaillent sur des projets de cryptomonnaies.

La Chine a une position ambiguë, car cet été elle a aussi interdit les levées de fonds par émission de bitcoin

Les Chinois ont découvert avec effarement que les ICO, Initial Coin Offering, les levées de fonds en monnaie cryptée étaient en train d'exploser. Effrayés par les pertes potentielles que pourraient engendrer ces ICO, et sans doute effrayés aussi par ces engins encore bien mystérieux, ils ont donc décidé d'interdire ces pratiques. Il faut bien reconnaître que la mauvaise réputation de ces Ovni, ou plutôt Omni, pour « objets monétaires mal identifiés », repose sur de bonnes raisons : beaucoup de particuliers ont été ruinés par les variations du bitcoin ou par des défaillances techniques ou par des vols de hackers. Le système est génial mais étant donné qu'il n'est pas encadré par des autorités légitimes, c'est même son essence, il fait encore le miel des arnaqueurs.

Le bitcoin en quelques chiffres pour terminer.

Plus de 16 millions d'unités de bitcoin sont en circulation et son créateur a prévu de limiter le nombre d'unités à 21 millions à l'horizon 2035. Cela ne représente qu'une goutte d'eau dans les océans de devises traditionnelles. Reste à savoir comment va évoluer son cours, en 2009 il ne valait rien, aujourd'hui, il se rapproche de la barre des 5000 dollars, un sommet effleuré début septembre.

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