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Chronique des matières premières

Russie: des productions céréalières record pour 2017

Audio 01:53
Moisson d'un champ de blé, en Russie.
Moisson d'un champ de blé, en Russie. Getty Images/Andrey Rudakov/Bloomberg

La Russie renoue avec des productions de céréales record. Plus de 120 millions de tonnes en 2017 : la récolte s'annonce comme la plus importante en Russie depuis... 1978 !

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C'est du jamais vu depuis l'époque soviétique : la récolte de céréales va dépasser cette année en Russie les 127 millions de tonnes, un record qui datait de la fin des années 1970. Le chiffre très symbolique témoigne du grand retour des céréaliers russes sur le marché international. D'ailleurs selon les prévisions du ministre russe de l'Agriculture, la Russie devrait de nouveau occuper le premier rang mondial des exportateurs de blé, devant les Etats-Unis, avec plus de 30 millions de tonnes vendues à l'étranger.

Cette récolte record est la revanche d'un pays dont l'agriculture s'était littéralement effondrée à la fin de l'ère soviétique, et dans les années 1990. « Ce n'est pas un miracle », explique le ministre russe de l'Agriculture Alexandre Tkatchov, qui avance deux facteurs décisifs à ses yeux : le soutien de l'Etat, et l'investissement des agriculteurs dans les technologies modernes...

Une agriculture modernisée

De fait, l'agriculture russe s'est considérablement modernisée depuis le début des années 2000. Mais d'autres éléments peuvent expliquer les succès à l'exportation des céréales russes : la baisse du rouble depuis trois ans, la baisse des coûts de transports, et la proximité relative de l'Asie et du Moyen-Orient, deux zones géographiques qui consomment de plus en plus de blé. En 2016, les principaux importateurs de blé russe étaient la Turquie, l'Egypte et l'Iran... Mais les pays d'Asie du Sud-Est, et notamment l'Indonésie, se tournent de plus en plus vers les céréaliers russes qui profitent pleinement de la forte hausse de la demande dans cette région.

Cette récolte record, sans surprise, est saluée par les autorités russes. Mais avec cette production surabondante, le pays s'inquiète d'une possible chute des prix sur le marché intérieur. Le gouvernement envisage même de peser directement sur le marché en achetant du blé dès le mois de décembre... Moscou encourage également ses producteurs à exporter le plus possible.

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