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Bonjour l'europe

Un Centre Pompidou à Bruxelles

Audio 03:02
Des personnes regardent des affiches de la RATP présentées sur le parvis du Centre Georges Pompidou dans le quartier Beaubourg à Paris, le 15 septembre 2009.
Des personnes regardent des affiches de la RATP présentées sur le parvis du Centre Georges Pompidou dans le quartier Beaubourg à Paris, le 15 septembre 2009. ( Photo : Eric Piermont/AFP )

Après Metz et Malaga en Espagne, le musée Beaubourg ouvre une succursale à Bruxelles. La région bruxelloise et le centre Pompidou ont en effet signé, il y a quelques jours, une convention de partenariat qui scelle les bases de la création du futur musée dans les anciens garages de Citroën. Un musée qui devrait ouvrir ses portes en 2022 mais qui présentera une programmation culturelle dès le printemps prochain. 

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Il s'agit de réaménager ce qui fut, pendant un temps, l'un des plus grands garages d'Europe en une véritable cité de la culture avec d'un côté un centre d'architecture et de l'autre, le nouveau musée d'art moderne et contemporain : le « Kanal-Centre Pompidou », c'est son nom, parce que situé le long d'un canal. Les travaux de rénovation pour transformer les quelques 40 000 m2 du garage Citroën commenceront à l'automne 2019. Mais avant cela, le bâtiment accueillera une programmation de préfiguration, comprenez quelques 300 pièces prêtées par le Musée national d'Art moderne du Centre Pompidou de Paris. Des œuvres de Jean Tiguely, du cinéaste Michel Gondry, des pièces de grande dimension comme la Maison Tropicale de Jean Prouvé ou le Pavillon de Ross Lovegrove. Des sculptures, des photographies et des vidéos, mais pas de peinture vu les conditions de conservation actuelles du lieu. Il y fait froid et humide.

Une chance pour la région bruxelloise

Bruxelles espère profiter d'un grand nom sur la devanture du bâtiment pour attirer jusqu'à un million de visiteurs par an. La région souhaite aussi redynamiser la zone, située non loin du célèbre quartier de Molenbeek. Mais le projet est loin de faire l'unanimité dans le monde culturel belge. Pour certains, l'espace est tout simplement inadapté parce qu'impossible à chauffer. Pour d'autres, la programmation qui commencera au mois de mai n'a aucun sens. Pas de fil rouge, pas de thématique, dit-on. Et pas de tableaux dans un pays de peintres, c'est vraiment dommage, insiste, par exemple, le directeur de la Patinoire, un centre d'art moderne et contemporain de la capitale belge. Il regrette également qu'il ne soit pas prévu de puiser dans les collections des institutions et des particuliers en Belgique pourtant très fournies pour les expositions au sein du musée bruxellois.

Pourquoi un tel projet ?

Le Centre Beaubourg a besoin d'argent. Ses dotations publiques fondent comme neige au soleil. Or le musée détient, dans ses réserves, un actif monnayable : quelques 120 000 œuvres. Le Centre Pompidou a déjà un pied à Malaga en Espagne, il y a l'aventure Louvre Abu Dhabi et puis un projet de musée à Shanghai en Chine. Le musée bruxellois devrait quant à lui rapporter 250 000 euros jusqu'à 2022, puis 2 millions d'euros par an pendant cinq ans. De quoi renflouer les caisses du Musée Pompidou.

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