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Aujourd'hui l'économie

Retraite et dépendance: ô vieillesses ennemies !

Audio 03:18
Un manifestant dénonce la baisse du pouvoir des retraités français, le 30 mars 2017 à Paris.
Un manifestant dénonce la baisse du pouvoir des retraités français, le 30 mars 2017 à Paris. REUTERS/Charles Platiau

En France les anciens sont dans la rue ce jeudi 15 mars: les retraités défendent leur pouvoir d’achat, et les employés des maisons de retraite accueillant les aînés leurs conditions de travail. Leurs mots d’ordre se rejoignent ?

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Ces luttes du troisième âge qui se télescopent ce mercredi dans la rue, cela démontre d’abord que le sort des plus vieux est en train de devenir un vrai sujet social, économique et donc politique. A cause de ce phénomène universel, et a priori plutôt heureux, on vit de plus en plus longtemps. Un Français sur quatre a plus de 60 ans, et donc est plus ou moins concerné par la retraite. Quant à leurs aînés, les octogénaires, ils représentent 5% de la population, et leur poids va doubler d’ici 2060. Diminués par des pathologies liées à leur grand âge, ils sont de plus en plus nombreux à nécessiter des soins particuliers, ils se retrouvent en situation de dépendance, chez eux ou en maison de retraite médicalisée, c'est-à-dire en Ehpad.

Ces deux classes d’âge exigent toutes les deux plus de moyens pour subvenir à leurs besoins?

C’est à peu près le seul point commun qui les relie, car leurs revendications du moment ne sont pas solidaires. La hausse de la CSG qui s’applique depuis janvier aux pensions supérieures à 1200 euros par mois -pour une personne seule, a déclenché la colère des retraités. Ils défendent bec et ongles leurs acquis. Une attitude de plus en plus discutée parmi les économistes, certains estiment que ces baby-boomers devenus vieux sont mieux protégés que les jeunes aujourd'hui au chômage. De leur côté les employés des Ehpad dénoncent des moyens insuffisants pour s'occuper dignement des pensionnaires. Il y a en moyenne un employé pour 10 hôtes, il en faudrait au moins deux fois plus. La dépendance concomitante du grand âge est un nouveau risque insuffisamment couvert par la protection sociale.

Actuellement les actifs financent la moitié du budget de la dépendance en travaillant le lundi de la Pentecôte.

Le reste est assuré par l’Etat, la Sécurité sociale, les départements et les familles : elles ont à leur charge un peu plus du quart des dépenses. Une situation qui n'est soutenable, les classes moyennes, y compris ces retraités aujourd'hui dans la rue, auront de plus en plus de mal à faire face aux dépenses accrues. Il faudrait 4 journées supplémentaires de solidarité pour être à la hauteur estime le syndicat des maisons de retraite privées. Ou alors changer de modèle. En mettant à contribution les premiers concernés, les retraités qui seront les pensionnaires de demain des Ehpad, préconise l'économiste Antoine Bozio.

Les besoins sont relativement faibles: le budget de la dépendance c’est 30 milliards d’euros, alors que celui de la retraite tourne autour de 300 milliards d’euros.

Il suffirait donc d’une faible cotisation. L’imposer à tous serait tout à fait envisageable mais sans doute politiquement délicat pour un pays qui cherche à réduire la dépense et les recettes publiques. L’assurance facultative existe mais on voit bien qu'elle n'est pas viable, car seuls ceux qui en ressentent le besoin y souscrivent, ou alors pourquoi pas une assurance obligatoire comme pour l'automobile ? Ce n'est pas encore une hypothèse de travail pour le gouvernement, qui avec le conflit des Ehpad, redécouvre un problème souvent abordé pendant les campagnes électorales et très vite oublié après les élections.

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