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Revue de presse Afrique

A la Une: coordonner la lutte contre les réseaux de trafiquants de migrants…

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Une camionnette transportant des migrants passe à Agadez au Niger. Les passagers s'accrochent aux bâtons attachés au camion, à ne pas tomber en roulant dans le désert.
Une camionnette transportant des migrants passe à Agadez au Niger. Les passagers s'accrochent aux bâtons attachés au camion, à ne pas tomber en roulant dans le désert. © AFP/Issouf Sanogoissouf Sanogo

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Seront présents à cette réunion des représentants de plusieurs pays africains (comme le Niger, le Tchad, le Mali, la Mauritanie ou encore la Libye) mais également européens, comme l’Allemagne, l’Italie et la France.

La France est représentée par son ministre de l’Intérieur Gérard Collomb. Le site ActuNiger insiste d’ailleurs sur la venue du ministre français dans la capitale nigérienne. L’objectif est de « démontrer le partenariat efficace de la France et du Niger en matière de lutte contre les réseaux de trafiquants d’êtres humains » écrit ActuNiger.

Dans une interview accordée au journal Le Figaro, Gérard Collomb détaille ses attentes vis-à-vis de ce déplacement. Il appelle à un renforcement des coopérations franco-africaines. Ainsi, le ministre français souhaite poursuivre les mesures décidées lors du sommet Union africaine-Union européenne de novembre dernier : l’aide au développement, l’aide au contrôle des frontières également, la création de fichiers d’identité, et le renforcement des capacités policières et judiciaires.

« Nous allons faire un bilan avec les pays partenaires » promet Gérard Collomb, afin d’évaluer les « dispositifs qui fonctionnent » et les « marges de progression ».

L’autre actualité très présente dans la presse africaine, c’est cette mobilisation au Mali de jeunes issus de la communauté peule…

« Nous, jeunes des communautés culturelles peules, venons vous faire entendre notre douleur et notre consternation ». Ces mots, rapportés par le site MaliJet, sont ceux de la présidente du collectif C.A.J.P.S. Le collectif tenait un meeting hier à la Bourse du Travail de Bamako pour dénoncer la recrudescence des affrontements intercommunautaires dans la région de Mopti dans le centre du pays.

« Tous les Maliens doivent se lever comme un seul homme pour étouffer ce nouveau phénomène. Ou nous périrons », affirme gravement le site.

Le site burkinabè Le Pays prévient lui aussi sur les risques de ces oppositions communautaires. Ainsi, selon Le Pays, ces dernières feraient « le jeu des terroristes ».

Le Pays écrit, « toute ligne de fracture dans la cohésion sociale constitue une lézarde où peuvent se nicher intolérance et violences (…) ce qui est l’objectif premier des actes terroristes ».

Le Pays appelle finalement les différentes communautés à « se rendre à l’évidence que le terrorisme n’a pas de visage », et que « c’est en faisant front commun qu’ils peuvent inverser les rôles en terrorisant les terroristes ».

Le Monde, lui, consacre un large dossier au génocide rwandais. Et notamment au rôle de la France...

24 ans après le dernier génocide du XXe siècle, « le rôle exact de la France auprès du régime alors en place à Kigali continue de faire polémique » écrit le quotidien.

En avril 1994, l'avion du président hutu Juvénal Habyarimana est abattu par un commando inconnu. Sa mort entraîne de violentes représailles et un génocide, de la part des Forces armées rwandaises, de la gendarmerie et des miliciens hutu.

Leurs cibles : des hutu modérés, et surtout la minorité tutsi, accusée d'avoir voulue renverser le pouvoir.

Le Monde revient donc sur cette période tragique, et plus particulièrement sur l'intervention française (nommée l'opération Turquoise). Pour cela, le journal s'appuie sur de nombreux documents et témoignages. Notamment celui de Guillaume Ancel, ancien militaire ayant participé à l'opération Turquoise, lancée en juin 1994.

Dans un livre intitulé « Rwanda, la fin du silence » dont Le Monde publie des extraits, il contredit la version officielle selon laquelle l'intervention française aurait été avant tout « humanitaire ».

Selon lui, les autorités politiques et militaires de l'époque, sous la présidence de François Mitterrand, « ont surtout cherché, du moins dans un premier temps, à sauver un régime ami emporté par la folie meurtrière ».

En à peine trois mois, 800 000 personnes seront tuées au Rwanda.

« Les ambiguïtés de l'opération Turquoise » c'est à lire dans Le Monde d'aujourd'hui.

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