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Le coq chante

Pour le développement et la valorisation de l’horticulture au Sénégal

Audio 29:00
Madame Haby Ka, trésorière de l’Union forestière et maraîchère de Tchieppe.
Madame Haby Ka, trésorière de l’Union forestière et maraîchère de Tchieppe. © RFI/Sayouba Traoré

Comme dans de nombreux pays du Sahel, au Sénégal l’horticulture occupe une place importante dans l’agriculture et l’économie nationale et est pratiquée principalement en saison sèche et en culture irriguée. La filière horticole a montré un fort dynamisme dans ces dix dernières années, grâce à la consolidation de pôles productifs stratégiques, à la hausse de la demande des marchés urbains nationaux et des marchés européens, et aux politiques nationales de développement agricoles de soutien à la croissance du secteur. Le Sénégal présente des conditions pédoclimatiques favorables à l’horticulture dans plusieurs zones du pays, mais la production horticole est concentrée principalement dans la bande littorale des Niayes et dans la vallée du fleuve Sénégal.

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Toutefois, ce potentiel horticole a besoin d’être dynamisé. Car il y a des défis et en même temps des opportunités. Au nombre des défis à relever dans les pays du Sahel : 40% des terres sont dégradées, 300 millions de Sahéliens à nourrir, 75% de la population gagne moins de 1€ par jour, Seulement 5% de la population rurale a accès à l’électricité. Pour les opportunités : 50% de la population a moins de 25 ans ; on comptera 500 millions de sahéliens en 2050 ; et 20% seulement du potentiel d’irrigation est aujourd’hui exploité.

Plus spécifiquement au Sénégal, la production des principales cultures horticoles est passée de 257.000 tonnes en 2001 en atteignant 451.801 tonnes dans la campagne agricole 2009-2010, ce qui montre une performance positive de la filière avec un taux de croissance d’environ 17%. Dans le même temps l’horticulture représente une réponse au chômage chronique dans les grandes villes. C’est pour toutes ces raisons que la municipalité de Tchieppe, l’ONG internationale SOS Sahel, la FAO, le Programme d’Aménagement et de Développement Economique des Niayes (PADEN), mettent en avant l’expertise et les initiatives des populations locales pour le développement de cette filière. Nous allons voir les efforts et les opportunités de développement de l’horticulture au Sénégal, à travers une excursion dans quelques villages de la région de Louga.

En images

Invités :
- Seydy Mansor Fall, technicien des eaux et forêts, animateur SOS Sahel pour les villages de la commune de Tchieppe
- Madame Haby Ka, trésorière de l’Union forestière et maraîchère de Tchieppe.

Production : Sayouba Traoré

Réalisation : Ewa Moszynski

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