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Nouvelles technologies

Des drones pollinisateurs à l'aide des abeilles en déclin

Audio 02:09
75 % de la production mondiale agricole dépendrait directement des abeilles domestiques et sauvages assurant naturellement la reproduction des plantes à fleurs.
75 % de la production mondiale agricole dépendrait directement des abeilles domestiques et sauvages assurant naturellement la reproduction des plantes à fleurs. Anne Andlauer

Une jeune société américaine développe une flottille de drones pour assister les abeilles qui malheureusement sont en déclin, à polliniser les vergers en fleurs. Ces mini-aéronefs bardés de capteurs et équipés de vaporisateurs de pollen seraient plus performants que les insectes ailés, affirment les concepteurs.

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« Dans un pays de tous les temps. Vivait la plus belle des abeilles. Que l'on ait vu depuis longtemps. S'envoler à travers le ciel » nous contait en 1975, une vieille série télé de dessins animés intitulée Maya l'abeille.

Malheureusement, la petite butineuse d’autrefois n’est plus en état de bourdonner, victime du dérèglement climatique, de virus et autres parasites, de la disparition de son habitat naturel en raison des monocultures intensives et, bien évidemment, de traitements phytosanitaires exterminateurs d’insectes pollinisateurs. 75 % de la production mondiale agricole dépendrait directement des abeilles domestiques et sauvages assurant naturellement la reproduction des plantes à fleurs, alertent pourtant les spécialistes de la biodiversité.

La valeur annuelle de ce service rendu gratuitement par les insectes est aujourd’hui chiffrée à 265 milliards de dollars, indiquent les chercheurs. Et c’est bien là le problème, cette surmortalité des abeilles risque tôt ou tard de transformer tous les vergers du monde en déserts, argumente la jeune pousse américaine Dronecopter qui produit en série des mini quadricopters pulvérisateurs de pollen, pour les exploitations d’amandes, de cerises et de pommiers.

Ses appareils sont entièrement paramétrables, leur vitesse de déplacement est réglée pour vaporiser la juste quantité de pollen pour assurer la reproduction des plantes à fleurs, leur cadence de traitement serait d’environ 16 hectares par heure. « L’avantage de nos machines, c’est qu’elles peuvent se substituer aux abeilles lorsqu’il fait nuit, ou qu’il fait trop froid », indique Dronecopter.

Selon la jeune pousse, la production dans les vergers ainsi traités aurait augmenté de 25 à 60%, en ce qui concerne les cerisiers et les amandiers. Mais pour les pommes en revanche, la méthode se révèle plus délicate, les drones devant choisir les fleurs les plus matures, avant de répandre leur pollen, afin d’obtenir les plus gros fruits possible lors de la récolte.

Cette solution aéroportée n’est cependant qu’un pis-aller qui ne remplacera jamais le travail de nos petites abeilles laborieuses sur le déclin. Tout au plus, les drones pollinisateurs nous permettront de contenir un temps la baisse drastique des variétés de la flore mondiale. Mais quand les abeilles ne seront plus, nous pourrons dire adieu à nos sodas, aux fruits du jardin et oublier tous les mets succulents, que l’on agrémentait jusqu’à présent avec du miel.

Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

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