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L’Europe à l’ombre du Brexit

Audio 48:30
La Première ministre Theresa May devant le 10, Downing Street, le 12 décembre 2018.
La Première ministre Theresa May devant le 10, Downing Street, le 12 décembre 2018. © REUTERS/Hannah McKay

Mercredi 12 décembre 2018, Theresa May, la Première ministre britannique a surmonté une nouvelle épreuve. Les députés de son parti lui ont confirmé leur confiance. Celle-ci doit intervenir le 29 mars 2019. Mais la veille de cette victoire, Theresa May a subi un échec. Ce jour-là, la Chambre des communes devait se prononcer sur l'accord de divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. L'affaire a été vite entendue. Convaincue d'aller à l'échec si elle soumettait l'accord conclu avec Bruxelles au vote, Theresa May a donc reporté la procédure, non sans avoir rappelé aux députés britanniques -les raisons qui la poussaient à mener cette bataille du Brexit et ce que cela voulait dire pour elle : « Cela veut dire travailler partout à la construction d'une économie plus forte, en améliorant les services publics, combattant les injustices, pour faire de ce pays un pays qui travaille vraiment pour tout le monde, un pays où personne ne soit abandonné. Et depuis le moment où j'ai pris la responsabilité du gouvernement de ce grand pays, j'ai été constamment déterminée à protéger les emplois, à mettre de la nourriture sur les tables des familles des travailleurs. Et c'est ce que cet accord concrétise. Il nous donne le contrôle de nos frontières, de notre argent et de nos lois. Il nous assure travail, sécurité et unité du pays. C'est le bon accord pour la Grande-Bretagne. Je suis déterminée à faire tout ce que je peux pour fournir à cette assemblée les garanties qu'elle requiert et que cet accord puisse être voté pour le peuple britannique. »

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Au cours de cette émission, nous allons donc évoquer le destin de l'économie britannique à la lumière des incertitudes actuelles, nous verrons quel aura été l'impact de la présence du Royaume-Uni dans l'Union européenne, à la fois sur l'économie britannique et sur les orientations économiques des 28. Et nous évoquons plus largement ce qui se serait passé sur le continent européen si la construction européenne n'avait pas existé. Ce que les économistes appellent la « non-Europe ». Tout cela avec deux invités :

Avec :
- Vincent Vicart, économiste au CEPII. Il y dirige le programme d’analyse du commerce international. Vincent Vicard enseigne aussi à l’Université Paris-Dauphine. Il travaille aussi sur les questions d’évasion fiscale, et l’un de ses derniers travaux concerneles pays à taux d’imposition élevé.

- Catherine Mathieu, économiste à l'OFCE, auteur de nombreux travaux consacrés à l'économie britannique. Elle vient de publier sur le site de l'OCDE un texte consacré à l'accord du 25 novembreentre Bruxelles et Londres. On peut aussi la lire dans Brexit : « Comment le Royaume-Uni et l'Union européenne vont-ils rebondir ? », avec Henri Sterdyniak, dans L'économie européenne 2018, Chapitre III, Collection Repères, éditions La Découverte, 2018.
 

Les reportages d'Anastasia Becchio :

Il y a de l’incertitude et donc de l’inquiétude chez les entrepreneurs britanniques. Exemple dans la région de l’Essex, à l’est de Londres.

Dans la même région de l’Essex, à Southend on Sea, une station balnéaire sur l’estuaire de la Tamise, les hôteliers craignent un nette dégradation de leur situation en cas de Brexit dur.

 

Le scénario d’un « no deal », une sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne sans accord au 29 mars inquiète les acteurs du secteur alimentaire britannique. Dans un pays qui importe 40% de son alimentation, ils redoutent des difficultés d’approvisionnement.

 

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