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Chronique des matières premières

Le pétrole au plus bas depuis 18 mois

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Du pétrole sort du puits historique d’Edwin Drake à Titusville (États-Unis). (Image d'illustration).
Du pétrole sort du puits historique d’Edwin Drake à Titusville (États-Unis). (Image d'illustration). REUTERS/Brendan McDermid

Les prix du pétrole ont encore plongé en début de semaine pour se rapprocher des 50 dollars le baril à Londres, de 40 dollars à New York. La stratégie de l'Opep semble inefficace et l'industrie pétrolière recommence à souffrir aux Etats-Unis, où pourtant la production bat des records.

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Moins de trois semaines après la réunion de l'Opep, les marchés pétroliers ne croient déjà plus à la stratégie du cartel, qui s'est pourtant engagé, aux côtés de la Russie, à réduire pendant six mois sa production d'1,2 millions de barils par jour. Les prix du brut ont recommencé à plonger en début de semaine, comme lorsque Washington avait accordé un répit à l'Iran pour exporter son pétrole vers l'Asie. Il est vrai que la saison est celle d'une plus faible consommation de brut.

Mais ce qui pèse le plus sur les cours, c'est le contexte macro-économique actuel : la guerre commerciale sino-américaine ne semble pas vouloir se calmer, les marchés boursiers ont un coup de mou, le crédit se resserre encore aux Etats-Unis. Ce qui n'encourage pas la demande de pétrole. Les stocks sont à nouveau au-dessus de leur moyenne quinquennale.

Réunion extraordinaire de l'OPEP

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole réalise que ses annonces du 7 décembre 2018 ne suffisent plus à redresser les cours. Le président de l'Opep, le ministre émirien de l'énergie, annonce déjà une réunion extraordinaire du cartel et de ses alliés, dont la Russie, à Bakou, fin février-début mars. Juste avant la date-buttoir pour les négociations commerciales entre Pékin et Washington...

En attendant l'Arabie saoudite, numéro un de l'Opep, se sent moins contrainte par Donald Trump, qui vient d'annoncer le retrait de l'armée américaine de Syrie. Riyad réduit sa production avant même le 1er janvier et pourrait accentuer son effort, c'est ce que lui demande le secrétaire général de l'Organisation, le Nigerian Mohammed Barkindo, dont le pays est obligé pour la première fois de reserrer les vannes.

Limite de rentabilité aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, l'industrie pétrolière souffre déjà. C'est le paradoxe : la production américaine ne cesse d'enfler, mais avec une rentabilité de plus en plus faible, en particulier pour les sociétés de services pétroliers, qui doivent proposer aux compagnies des tarifs toujours plus bas. Même les géants Halliburton et Schlumberger voient leur action plonger sous leur niveau de 2014, au plus fort de la crise. Si les cours continuent de baisser, la production américaine pourrait ne pas augmenter d'1,2 millions de barils comme on le prévoyait l'an prochain.

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