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Revue de presse française

A la Une: l’élection de tous les dangers en RDC

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Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, s'exprimant lors d'une interview au Palais de la Nation à Kinshasa, en RDC, le 9 décembre 2018.
Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, s'exprimant lors d'une interview au Palais de la Nation à Kinshasa, en RDC, le 9 décembre 2018. REUTERS/Benoit Nyemba

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C’est un scrutin « à risque pour l’après Kabila », prévient Le Figaro. « L’après Kabila » car, non seulement le président sortant n’est pas candidat, la Constitution ne le lui permettait pas, mais en plus cette élection fera du président congolais « le premier chef d’État qui pourrait quitter volontairement le palais de l’histoire du pays », souligne ce quotidien.

« Pourrait quitter volontairement le palais » ? Que faut-il comprendre ? En République démocratique du Congo, le choix d’un « dauphin », Emmanuel Ramazani Shadary, en l’occurrence, « n’a pas rassuré », souligne Le Figaro. Auquel journal un diplomate qui redoutait encore hier un « énième report » déclare : « on peut imaginer un scénario à la Poutine-Medvedev », étant rappelé que le premier de ces deux dirigeants russes, le temps d’une parenthèse constitutionnelle, a été le Premier ministre du second avant de revenir en majesté s’asseoir dans le fauteuil présidentiel, que son auguste séant occupe toujours.

Voilà essentiellement pourquoi, à la veille du scrutin, ce journal, qui brosse le portrait des trois principaux candidats au scrutin présidentiel de demain en RDC, prévient que ces élections « s’annoncent tendues ». Le Figaro note encore que « plus de 50 % des personnes interrogées dans les sondages affirment qu’ils ne sont pas prêts à accepter une victoire d’Emmanuel Ramazani Shadary. Or bien peu imaginent Joseph Kabila transmettre le témoin à un opposant », pointe enfin ce quotidien.

C’est « l’élection de toutes les peurs », s’alarme en « Une » le journal Libération, « ce triple vote (présidentiel, législatif, provincial) tant attendu est hautement inflammable » et demain « se jouera le destin de ce grand pays recru d’épreuves ». Qui est favori ? Selon Libé, c’est l’opposant Martin Fayulu, « à condition que le vote ne soit pas entaché de nouvelles irrégularités », nuance toutefois ce journal car « comme souvent en Afrique, les forces délétères de la rivalité régionale, de la division ethnique et des pratiques claniques sont à l’œuvre », énonce-t-il.

Un nouveau Trump sous les tropiques

Lui est déjà élu et c’est après-demain qu’il prendra ses fonctions le nouveau président du Brésil, Jair Bolsonaro. Et dans un Brésil « fracturé », un pays « en ruine », ce président « antisystème »  élu fin octobre à la tête de la première « puissance » d’Amérique latine « inquiète », alerte Le Figaro.

« Une » du journal plus triple-pages intérieures consacrées à cette actualité, rarement dans ses colonnes Le Figaro n’aura autant hissé les couleurs du Brésil.

Jair Bolsonaro ? C’est un chef « imprévisible », estime ce journal. Raison de plus pour reprendre à son compte l’appellation déjà connue de « Trump tropical » pour désigner le nouveau président brésilien. « Provocateur aux sorties sexistes et homophobes, ce “Trump tropical” professe une alarmante admiration pour les systèmes dictatoriaux et promet de donner carte blanche à la police pour tuer les criminels suspectés, s’inquiète Le FigaroAu bord du gouffre, le Brésil a fait le pari de placer son avenir entre les mains d’un dirigeant totalement imprévisible. »

Meurtres sur le Nil

En Egypte, cette attaque contre un bus de touristes non loin des pyramides de Gizeh. Une attaque mortelle. Quatre morts, dont trois touristes vietnamiens, et un Egyptien… Photo du bus ciblé par une bombe artisanale dans le journal Le Parisien. Ce quotidien évoque aussitôt les possibles retombées négatives de cet attentat pour le tourisme en Egypte, qui avait « pourtant enregistré ces derniers mois un regain dans ce secteur, avec (plus de) 8 millions de visiteurs en 2017 », rappelle-t-il, avant de souligner que l’Egypte est encore bien loin des plus de 14 millions de touristes de 2010.

Benalla l’Africain

Encore beaucoup de commentaires ce matin sur le dernier en date des épisodes de « l’affaire Benalla » : l’ex-employé à la sécurité d’Emmanuel Macron a continué de voyager avec ses passeports diplomatiques après avoir été licencié par l’Elysée. La presse française veut savoir. Car, comme le note le journal La Voix du Nord, ce rebond de l’affaire « relèverait   cette fois vraiment   du scandale d’État, s’il était avéré que c’est avec l’aval du président de la République qu’Alexandre Benalla rencontre des dirigeants africains pour d’obscures et clandestines affaires rappelant les “grandes” heures de la Françafrique », énonce ce quotidien du septentrion français.

« Il y a comme un arrière-goût de marchands d’armes et de “Françafrique” », rehausse La Presse de La Manche. L’Afrique et la France, décidément, la presse française ne s’en lasse pas.

Les illusions perdues d’Amos Oz

La presse, ce matin, rend aussi hommage à l’écrivain israélien Amos Oz, disparu hier. Pour Libération, la mort d’Amos Oz fait l’effet d’un « coup de tonnerre dans un ciel déjà sombre, le dernier déchirement peut-être de cette année 2018 ». Ce quotidien tient à souligner qu’Amos Oz « n’était pas contre l’Etat d’Israël et ne haïssait pas les Juifs, bien au contraire. Il n’aurait pas pu vivre ailleurs. Simplement, il se désolait de n’avoir pu assister à l’émergence de cet Etat palestinien qu’il appelait de ses vœux et qui aurait coexisté avec l’Etat d’Israël ».

Lueurs d’espoir dans les ténèbres

C’est de saison, les journaux français dressent le bilan de l’année 2018, avec des rétrospectives comme s’il en pleuvait. Il faut dire que l’année qui s’achève a été fournie en actualités, souvent dramatiques. Mais pas que… La Croix souligne ainsi que « l’année écoulée a aussi été marquée par de nombreuses bonnes nouvelles. Sans faire taire les inquiétudes, elles ont contribué à rendre ce monde moins maussade ». Le quotidien catholique n’en veut pour illustration que ces « avancées appréciables », dans la péninsule coréenne ou encore dans les relations entre l’Éthiopie et l’Érythrée. « Tout n’est pas réglé mais un processus est engagé et il est porteur d’espoir pour l’avenir », souligne La Croix.

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