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Revue de presse Afrique

A « la Une », Gbagbo, le cauchemar de la CPI

Audio 05:00
L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et son avocat Emmanuel Altit à la Cour pénale internationale, le 15 janvier 2019.
L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et son avocat Emmanuel Altit à la Cour pénale internationale, le 15 janvier 2019. CPI

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C’est aujourd’hui l’audience convoquée sur l’appel de la procureure, Fatou Bensouda, interjeté après l’acquittement, il y a quinze jours, de l’ex-président ivoirien et de son ministre de la jeunesse par la même CPI. Etant en effet rappelé que, tout en ayant été innocentés par la CPI, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ont en effet été maintenus en détention du fait de l’appel du bureau du procureur de cette même juridiction, pas étonnant dans ces conditions qu’une certaine fébrilité transpire ce matin à la lecture de Fraternité Matin.

Lequel, sous la plume de son directeur, souligne que « si Laurent Gbagbo est encore en prison à La Haye au moment où nous écrivons ces lignes, son ombre a toujours plané sur la vie politique ivoirienne, et sa libération, tout comme son retour dans l’arène politique ivoirienne, n’est plus à exclure. Bédié et Ouattara se sont brouillés, remarque Frat Mat, et le premier tente de se rapprocher de Laurent Gbagbo ».

« Sa libération », « son retour » évoqués par le journal gouvernemental ivoirien ? N’est-ce pas aller un peu vite en besogne, et le quotidien burkinabè Le Pays ne s’y est pas trompé, qui se garde de placer la charrue devant les bœufs en rappelant que « dans les milieux judiciaires, l’on dit très couramment que « la règle est la liberté, la prison est l’exception » d’abord ; en se demandant si « dame Bensouda n’abuse pas de son droit d’appel » ensuite ; en se demandant encore « si les pressions politiques ne pèsent pas plus qu’il ne le faut dans ce procès » enfin.

Moyennant quoi, Le Pays s’estime « en droit d’espérer (de la CPI) qu’elle trouve un compromis favorable pour Laurent Gbagbo et son compagnon d’infortune. Toute autre attitude reviendrait, pour la Justice internationale, à se mettre au service de l’injustice », énonce ce quotidien ouagalais.

Le fiasco de la CPI

Au-delà du seul cas de Laurent Gbagbo, c’est aussi la crédibilité de la CPI qui est en jeu dans cette affaire. Et même dans la presse française pourtant non spécialisée sur l’Afrique, la question interpelle. Témoin le quotidien Le Parisien, qui a manifestement jugé l’affaire suffisamment importante pour en faire part à ses lecteurs, en dénonçant « le fiasco de la justice internationale ». Ce quotidien national, de loin le plus « grand public » de la presse national, souligne que la Cour pénale internationale vient d’acquitter l’ancien président ivoirien Gbagbo et qualifie ce dossier de « mal ficelé, symptomatique de cette juridiction totalement inefficace. C’est le procès qui a fait déborder le vase », lance Le Parisien. Lequel journal remarque qu’il y a quinze jours, les juges ont estimé que « le dossier d’accusation porté par le bureau de la procureur générale Fatou Bensouda était tellement vide qu’il n’était même pas nécessaire d’entendre la défense pour prononcer l’acquittement », bucheronne Le Parisien.

La guerre des sables

Au Burkina Faso, deux attaques djihadistes ont eu lieu en deux jours, en suivant le même mode opératoire, qui pose question. Et le journal ouagalais Wakat Sera y voit une « mini-série macabre (qui) intervient, pour mieux situer le contexte, trois jours après la formation d’un nouveau gouvernement qui lui-même fait suite à la nomination d’un nouveau premier ministre. C’est donc comme un pied de nez au nouveau ministre de la défense qui a eu à peine le temps de déposer ses bagages dans le bureau de son prédécesseur qui lui non plus n’a connu aucun répit de la part des terroristes ».

Et Wakat Sera de se demander « pendant combien de temps encore les assauts répétés des djihadistes pleuvront-ils sur le Burkina Faso qui pourtant, jusqu’à une époque pas très lointaine était épargné de cette hargne ignoble de terroristes que rien ne semble arrêter ? ».

La chasse à la djiboutienne

« Djibouti chasse ses opposants jusque dans Paris », dénonce L’Humanité, en évoquant la convocation, le 21 janvier dernier, de Mohamed Kadami, président du FRUD, le Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie à Djibouti, entendu à Nanterre, près de Paris, par le Bureau de l’office central pour la répression des violences aux personnes, après que les autorités françaises aient reçu une commission rogatoire émise par des magistrats djiboutiens, « accusant notamment de « complot criminel » l’organisation de l’opposant exilé en France depuis la fin des années 1990. Pour le dire autrement, Djibouti a tenté par la bande d’obtenir l’extradition du leader du Frud, qui finalement repartira libre du commissariat », énonce L’Huma.

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