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Chronique des matières premières

Après le café et le cacao, la rose équitable

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Une employée d'une ferme horticole à Tabio, dans le département de Cundinamarca, en Colombie, pays qui fait partie des quatre principaux fournisseurs du marché de la rose équitable.
Une employée d'une ferme horticole à Tabio, dans le département de Cundinamarca, en Colombie, pays qui fait partie des quatre principaux fournisseurs du marché de la rose équitable. ©Luis ACOSTA/AFP

L'important…c'est la rose. Pour la Saint Valentin : offrez des fleurs. Mais des roses équitables... Après les produits alimentaires, les consommateurs français font de plus en plus le choix de la rose équitable.

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Jusqu’en 2015, le marché en France de la rose équitable était très marginal, mais depuis, les ventes se sont accélérées. Sur les 600 millions de roses, vendues chaque année, dans l'Hexagone, plus de 22 millions de tiges, sont des roses équitables.

La France rattrape son retard. Chez ses voisins européens, la Suisse ou l'Allemagne, ce marché a augmenté de plus de 80%, ces cinq dernières années. Une tendance liée notamment à Max Havelaar, l'organisation qui labellise ces roses. Un label de commerce équitable, qui existe depuis trente ans, surtout dans les produits alimentaires, le café et le cacao.

A partir des années 2000, cette filière fleur s'est développée, avec le transfert massif de la production européenne, vers des pays d’Amérique latine et d’Afrique de l’est.

Aujourd’hui, huit pays dans le monde se partagent ce marché. Les quatre principaux fournisseurs sont le Kenya, la Colombie, l’Ethiopie et l'Equateur. Mais à la différence des petits producteurs indépendants de café ou de cacao, les roses sont cultivées dans de vastes fermes horticoles qui emploient des centaines de salariés.

Ce label équitable offre, donc, une vraie protection sociale à ces travailleurs du Sud. Dans ces fermes, les conditions de travail sont meilleures, avec la garantie d'un salaire minimum et une prime de développement pour les projets communautaires. Ce label a, également, permis, à ces salariés de se syndiquer.

Il y a, enfin, les exigences sur le plan environnemental. Dans ces fermes, on utilise moins de pesticides. Et la gestion de l’eau est raisonnée avec, notamment des systèmes de recyclage.

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