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Accents d'Europe

Dire «Non» à l’antisémitisme en Europe

Audio 19:30
Recrudescence des actes antisémites en France en un an. Ici, le visage de Simone Veil, survivante de l'Holocauste, vandalisé sur des boîtes aux lettres parisiennes dans le 13ème arrondissement, le 11 février 2019.
Recrudescence des actes antisémites en France en un an. Ici, le visage de Simone Veil, survivante de l'Holocauste, vandalisé sur des boîtes aux lettres parisiennes dans le 13ème arrondissement, le 11 février 2019. © AFP/Jacques Demarthon

Demain mardi 19 février 2019, 14 partis politiques appellent à défiler en France et place de la République à Paris. En cause, les injures antisémites proférées contre un intellectuel français par des manifestants « gilets jaunes », mais aussi la hausse des actes antisémites. La chronique d’Eve Minault.

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Selon un rapport commandé par l’Union européenne et présenté en décembre 2018, c’est toute l’Europe qui est menacée par une déferlante antisémite. Il s’agit de l’enquête la plus vaste du genre réalisée dans le monde. Elle a été menée par l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne la FRA, dirigée par l’irlandais Michael O’Flaherty : au total 16 000 personnes de plus de 16 ans.

Autre enquête, mais résultat tout aussi inquiétant : la vaste étude d’opinion commandée par CNN et diffusée en 2018, dans sept pays d’Europe.
En France, 21% chez les 18-34 ans n’ont jamais entendu parler de l’holocauste. Tandis qu’un tiers déclare « ne pas connaître grand-chose » voir « absolument rien » chez les jeunes Allemands.

Et l’antisémitisme en Europe prend aussi la forme d’une guerre mémorielle. Contre la mémoire de la Shoah ou plus insidieusement par le biais d’une approche révisionniste.

Ainsi en Hongrie, un pays où 600 000 juifs ont péri durant la Seconde Guerre mondiale en raison de la collaboration entre le régime et le 3ème Reich, les musées d’histoire se succèdent et font polémique. Après « la Maison de la terreur », déjà très controversée, le gouvernement Orban veut ouvrir un nouveau musée « la Maison des destins ». Avec là, encore, le risque de minimiser le rôle de la Hongrie dans l’holocauste. A Budapest, Florence La Bruyère.

Mauthausen
Comment moderniser les musées sans trahir la mémoire ? Dans le camp de Mauthausen en Autriche, la construction d’un ascenseur pour permettre l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite est vécue comme une trahison. Le comité représentatif des survivants des camps s’estime bafoué. Il n’a pas été consulté. La mémoire du camp n’est pas respectée. Reportage sur place de Céline Beal.

Thessalonique, au nord de la Grèce, ville symbole de la communauté juive des Balkans. 50 000 juifs ont été déportés durant la Seconde Guerre mondiale. Et depuis, la ville n’a de cesse de travailler sur la mémoire. Ce qui suscite aussi des réactions violentes. En Grèce, notre correspondante Charlotte Stievenard.

La maison Anne Franck
Et s’il est un témoignage incontournable en Europe, c’est bien celui d’Anne Franck, jeune juive allemande cachée à Amsterdam, puis arrêtée, déportée, avant de mourir dans le camp de Bergen-Belsen à l’âge de 15 ans. Plus d’un million de visiteurs se pressent chaque année dans la maison où elle a vécu, le musée s’est aujourd’hui modernisé pour attirer la jeune génération. Reportage de Juliette Rengeval.

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