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Accents d'Europe

Brexit: nouvelle impasse

Audio 19:30
La Première ministre britannique Theresa May, le 12 mars 2019, au Parlement.
La Première ministre britannique Theresa May, le 12 mars 2019, au Parlement. © UK Parliament/Mark Duffy/Handout via REUTERS

Nouveau rejet, nouvelle rebuffade pour la Première ministre Theresa May. Les députés britanniques ont rejeté hier soir (12 mars 2019), pour la deuxième fois, son accord de retrait de l’Union Européenne, qui devient caduc. Après un vote aujourd’hui (13 mars) sur l’opportunité d’un retrait sans accord, les députés devraient voter demain (14 mars) sur un report du Brexit.Dans ce climat où l’absurde le dispute au découragement, les partisans d’une sortie sans accord, d’un NO Deal, reprennent espoir. C’est le reportage de Marie Billon.

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Suspicions sur la justice européenne
En tout cas, le Parlement et la commission menacent désormais deux pays, la Pologne et la Hongrie, de leur supprimer leur droit de vote dans les instances européennes s’ils persistent à miner l’indépendance de leur justice.

En Hongrie par exemple, les pouvoirs de la Cour constitutionnelle ont été revus à la baisse, plusieurs de ses juges ont été renvoyés. Mais, le gouvernement de Viktor Orban ne s’arrête pas là, il veut désormais mettre en place de nouvelles juridictions, des tribunaux administratifs, nommés par le pouvoir. Autant dire une justice parallèle aux ordres. Les explications de Florence La Bruyère.

En Pologne aussi, le parti Pis au pouvoir ne ménage pas la justice. Mais, cette fois, les menaces européennes ont eu un impact. Alors que le pouvoir avait prévu de mettre à la retraite anticipée et forcée un tiers des magistrats de la Cour suprême, il a été contraint de faire marche arrière. Tout n’est pas réglé pour autant avec un ministre de la Justice procureur général, et un Conseil supérieur de la magistrature désormais nommé par le pouvoir politique. Nous y reviendrons bientôt dans Accents d’Europe.

Et en Roumanie, il y a aussi des raisons de craindre le pire. Là encore, on cherche à minimiser l’indépendance de la justice, et à empêcher les enquêtes de corruption qui visent la classe politique. Désormais, les magistrats vont être évalués par un organe entièrement sous la coupe du gouvernement. Après les citoyens qui sont descendus en masse dans la rue pour protester, les juges ont également manifesté à Sibiu vendredi dernier (8 mars 2019). Benjamin Ribout les a rencontrés.

Direction l’Autriche, où le chancelier conservateur Sebastian Kurz dirige le pays dans une coalition avec les populistes. Et c’est justement le ministre de l’Intérieur, Herbert Kickl, idéologue du parti de la liberté, le parti d’extrême droite qui a créé la frayeur parmi les juges. Dans une interview récente sur les droits de l’homme et les migrants, il affirmait que « c’est au droit de suivre la politique, et non à la politique de suivre le droit ». Une déclaration inquiétante, alors que la justice autrichienne revendique son indépendance même si elle manque de moyens. Reportage à Vienne.

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