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Chronique des matières premières

Les attaques en mer d’Oman font flamber les assurances plus que le pétrole

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Deux tankers, norvégien et japonais, ont été la cible d'une attaque d'origine indéterminée en mer d'Oman.
Deux tankers, norvégien et japonais, ont été la cible d'une attaque d'origine indéterminée en mer d'Oman. Reuters

Après la deuxième attaque de navires en un mois près du détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce du pétrole, les cours du brut ont bondi jeudi, mais sont restés stables vendredi. Ce sont les assurances et le transport maritime qui connaissent la plus forte inflation.

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Les attaques en mer d’Oman font flamber les assurances et le fret beaucoup plus que le pétrole ! Les cours du brut ont certes grimpé de 4 % jeudi, juste après les explosions qui ont touché deux navires près du détroit d'Ormuz. C'est le passage d'un tiers du commerce maritime de brut.

Pourtant, il n'y a pas eu de flambée sur les marchés financiers du pétrole, que ce soit à Londres ou à New York. Vendredi, la hausse s'est réduite à + 1 %. Le prix du baril de Brent, le pétrole de la mer du Nord, a même décliné sur la semaine, puisqu'il ne valait plus que 62 dollars vendredi contre près de 69 dollars lundi dernier.

L'AIE calme les cours

Le contexte économique n'est pas favorable à une flambée des prix du brut, et là ce sont les guerres commerciales plus que les escarmouches dans le Golfe qui pèsent sur l'activité mondiale et donc sur la demande de pétrole. Une demande qui n'augmentera que de 100 000 barils par jour cette année, estime l'Agence internationale de l'Énergie (AIE), dans ses nouvelles prévisions publiées vendredi. Ces chiffres ont calmé la hausse des cours du brut.

Les assureurs maritimes et la « fortune de guerre »

En revanche, le transport du pétrole est en train de connaître une inflation sans précédent, les explosions ont mis tout le secteur maritime international en émoi. Il en coûte près de 20 % de plus depuis jeudi pour affréter un tanker du Moyen-Orient vers l'Asie. Les primes d'assurances elles aussi s'envolent.

Six tankers attaqués en un mois, « c'est une aggravation des risques, en particulier des risques de ce qu'on appelle dans notre jargon "la fortune de guerre", et les torpilles en font partie, explique le président de Filhet-Allard, courtier d'assurance maritime international.Ces primes spécifiques ont doublé en une semaine pour un supertanker. « Une grande partie du golfe Persique n'est plus en tarif automatique : la garantie est accordée au cas par cas, en fonction de l'évolution de la situation, avec des primes d'assurance valables sept jours. »

Ce sont ces frais supplémentaires-là qui pourraient in fine se répercuter sur le coût des cargaisons d'hydrocarbures et renchérir le pétrole pour les acheteurs et les consommateurs, même si le prix du produit lui-même ne bouge pas tant que ça pour le moment.

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