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Revue de presse Afrique

À la Une: le nouveau gouvernement en RDC

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Le président congolais Félix Tshisékédi et son prédécesseur Joseph Kabila lors de la cérémonie d'investiture du nouveau chef de l'État à Kinshasa, le 24 janvier 2019.
Le président congolais Félix Tshisékédi et son prédécesseur Joseph Kabila lors de la cérémonie d'investiture du nouveau chef de l'État à Kinshasa, le 24 janvier 2019. REUTERS/ Olivia Acland

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Pour l’instant, pas de visages, mais juste une répartition…

« Après environ sept mois de tractations, pointe Le Courrier de Kinshasa, les né­gociateurs du FCC, le Front commun pour le Congo, parti kabiliste et du Cach, le Cap pour le changement, le parti présidentiel, sont finalement parvenus à un accord [...] : le gouvernement Ilunkamba comprendra 65 membres dont 48 ministres et 17 vice-ministres. Le Cach disposera de 23 postes tandis que le FCC, au nom de sa ma­jorité numérique, s’adjugera les 42 portefeuilles restants. »

Selon des informations obtenues par RFI, le camp Tshisekedi devrait hériter des Affaires étrangères, de l’Intérieur, du Budget et de l’Économie. Quant aux partisans de l’ancien président Kabila, devraient leur revenir les ministères de la Défense, de la Justice, des Mines et des Finances.

On attend confirmation de cette répartition et surtout les noms des nouveaux ministres.

« Éléphantesque et budgétivore »

En attendant, Le Potentiel s’insurge contre la taille de ce gouvernement, 65 membres donc...

« Éléphantesque et budgétivore », s’exclame le quotidien kinois. « Le budget de l’État, déjà maigre, ne pourra contenter que les acteurs politiques. Au grand dam du peuple, le souverain primaire, qui continuera encore longtemps de tirer le diable par la queue ! » Et Le Potentiel de s’interroger : « faudra-t-il continuer à caresser la population dans le sens du poil, avec des slogans du genre “le peuple d’abord”, alors qu’en réalité rien n’est fait pour soulager ce même peuple ? »

Kabila toujours maître du jeu ?

Pour L’Observateur Paalga au Burkina, il est clair que Kabila confirme son emprise : « Avec une telle répartition (des postes gouvernementaux), on n’a vraiment plus besoin de se demander qui est le véritable chef de cet immense pays, car quand on tient l’armée, les cordons de la bourse et les pierres précieuses, on peut se permettre de dicter sa loi à un président potiche qui pédale dans la choucroute en se donnant l’illusion d’être le patron. Le fils du “Sphinx de Limete” a beau prévenir qu’il aura un droit de regard sur les personnalités qui occuperont ces postes-clés, on ne voit pas trop comment il pourrait empêcher “Petit Kabila” d’imposer les hommes qu’il veut. »

Des signes encourageants ?

Changement de ton, avec Ledjely en Guinée, qui affiche un certain optimisme… « L’important n’est pas le nombre de postes attribués à chaque camp. Le problème ne se pose pas en ces termes-là. Le problème congolais, comme c’est le cas dans de nombreux autres pays africains, se décline plutôt en termes de valeurs et de principes, affirme Ledjely. Le défi consiste donc à restaurer les valeurs perverties et les principes bafoués. En cela, il y a des signes symboliques encourageants, estime le site d’information guinéen. Il s’agit en l’occurrence de l’espèce de détente que connait le pays depuis les dernières élections. La libération de quelques détenus politiques et le retour de ceux qui étaient interdits de séjour sur le sol congolais s’inscrivent particulièrement dans cette dynamique-là. Mais il faut sans doute aller plus en profondeur. Ainsi, pointe Ledjely, même si c’est le camp Kabila qui hérite du juteux secteur minier, il s’agira de le convaincre de la nécessité de l’instauration de principes et d’un mécanisme de gestion transparents. Contrairement à ce qu’on peut penser, il pourrait bien se laisser convaincre. Parce que lui aussi a paradoxalement intérêt à ce que la petite entente avec Tshisekedi continue à tenir la route. Et même à supposer qu’il s’y oppose, il courrait le risque de perdre la bataille de l’opinion publique. Tout aussi importante ! »

Quelle stratégie pour l’opposition ?

Enfin, pendant que les tractations prenaient fin pour la formation du gouvernement, la coalition de l’opposition, Lamuka, était en conclave à Lubumbashi… « LAMUKA confirme son ancrage dans l’opposition », titre Le Potentiel. « Contre vents et marées, LAMUKA n’a pas dérogé à la règle et reste fidèle à son discours pour l’avènement d’un véritable État démocratique en RDC. »

Reste que, tempère Afrikarabia, « Lamuka n’a pas tranché entre les deux lignes politiques de la plateforme, tenues par Martin Fayulu et Moïse Katumbi. Le candidat malheureux de la présidentielle prône une opposition radicale pour exiger “la vérité des urnes”, alors que l’ancien gouverneur du Katanga préfère une opposition “républicaine et vigilante”. Et dans le rôle de l’arbitre, Jean-Pierre Bemba n’a finalement jamais vraiment fait pencher la balance vers une ligne claire. »

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