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Revue de presse Afrique

À la Une: cinq présidents africains à Biarritz

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A l'issue d'une réunion du G7 consacrée à l'Afrique, le président burkinabè Kaboré, le rpésident français Macron et la chancelière allemande Merkel ont tenu une conférence de presse.
A l'issue d'une réunion du G7 consacrée à l'Afrique, le président burkinabè Kaboré, le rpésident français Macron et la chancelière allemande Merkel ont tenu une conférence de presse. AFP/Pool/Ian Langsdon

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C’est du jamais vu : 5 chefs d’Etat africains ont été invités par le président Macron au sommet du G7 à Biarritz qui s’achève ce lundi. Il s’agit, rapporte L’Observateur Paalga à Ouagadougou, de Al Sissi d’Egypte, président en exercice de l’UA, de Paul Kagamé du Rwanda qui a dirigé l’organisation continentale en 2018, de Macky Sall du Sénégal, président du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique, de Roch Kaboré du Burkina, président du G5 Sahel, et de Cyril Ramaphosa de l’Afrique du Sud, l’un des pays émergents du continent. »

Alors, « si ce n’est pas la première fois que des dirigeants africains participent à un sommet du G7, c’est la première fois qu’ils sont cinq à y prendre part, note L’Observateur Paalga, et qui plus est, ils auront été associés aux travaux préparatoires. Une mise à contribution qu’ils doivent au président Macron, pour qui "le temps où un club de pays riches pouvait définir seul les équilibres du monde est depuis longtemps dépassé" ; et un de ses conseillers de renchérir : "sur des problématiques qui concernent le monde entier, on ne peut s’en tenir à des décisions à sept. Il faut aller au-delà". Voilà pour les bonnes intentions françaises ! Mais la triste réalité, commente le quotidien ouagalais, c’est que l’Afrique, qui participe à environ 5% du commerce mondial, a de la peine à se faire entendre sur ses problèmes spécifiques relatifs au changement climatique, aux évasions fiscales orchestrées par les multinationales, au chômage, à l’insécurité, etc. »

Juste par acquis de conscience ?

Le Pays, toujours au Burkina, hausse le ton : « Les riches ne s’intéressent aux pauvres que par acquis de conscience. [...] Les 5 présidents africains invités à ce sommet l’ont été juste pour meubler le décor, dénonce le quotidien burkinabé [...]. En tout cas, on souhaiterait être démenti par les conclusions auxquelles parviendra cette rencontre en rapport avec les préoccupations de l’Afrique. Ce sont elles qui nous indiqueront si, oui ou non, le G7 est véritablement solidaire de l’Afrique. Tous les discours d’apitoiement qui y seront prononcés, relèvent de la diversion et de l’hypocrisie. Le G7 a l’obligation morale et politique de poser des actes concrets et observables pour sauver le Sahel. Il doit d’autant plus le faire que les malheurs actuels du Sahel sont une des conséquences du chaos que certains de ses membres ont contribué à installer en Libye. »

L’Afrique subsaharienne toujours plus pauvre

Au-delà du terrorisme, c’est la question de la pauvreté sur le continent qui retient encore et toujours l’attention…

En effet, relève Le Point Afrique, « selon les données de la Banque mondiale, le pourcentage de personnes vivant dans l’extrême pauvreté dans le monde est tombé au niveau sans précédent de 10 % en 2015, contre 11 % en 2013. Mais l’Afrique subsaharienne fait exception. Selon les dernières projections de la Banque mondiale, poursuit Le Point Afrique, cette région concentrera en 2050 près de 90% des personnes vivant dans l’extrême pauvreté. [...] "L’Afrique subsaharienne est la seule région à avoir enregistré entre 2013 et 2015 un doublement du nombre de personnes vivant avec moins de 1,9 dollar par jour", constate Carolina Sanchez-Paramo, directrice chargée de la pauvreté à la Banque mondiale. Le Nigeria, l’Éthiopie et la République démocratique du Congo sont les pays qui comptent le plus grand nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté. » Deux facteurs explicatifs, pointe encore Le Point Afrique : une démographie galopante et des situations de fragilité institutionnelle et de conflits.

L’hommage à Amath Dansokho

A la Une également, la disparition vendredi d’Amath Dansokho, figure majeure de la gauche sénégalaise…

« Comme de son vivant, Amath Dansokho a réuni une dernière fois toute la classe politique, pouvoir comme opposition, à ses obsèques hier, constate Walf Quotidien. Le temps d’une journée, opposants comme tenants du pouvoir ont tu leurs rivalités pour se ressembler, tous, autour de la dépouille mortelle de l’ancien leader du PIT pour le dernier adieu. »

« Adieu combattant ! », lance pour sa part le quotidien Enquête : « Figure emblématique des luttes révolutionnaires, Amath Dansokho a œuvré toute sa vie pour l’avènement d’une société plus égalitaire. [...] Raison pour laquelle il n’a jamais voulu entendre parler du statut de chef de l’opposition. Il disait : "Moi, je ne suis le chef de personne. Et personne ne peut être mon chef". »

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