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Chronique des matières premières

Cuba souffre d’une pénurie de carburant

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Photo d'une automobile du modèle Plymouth prise à La Havane, à Cuba.
Photo d'une automobile du modèle Plymouth prise à La Havane, à Cuba. Wikimedia/Adrian Monk

Le renforcement des sanctions américaines prive Cuba de carburant. L’île manque d’essence et annonce des mesures d’économie. La production locale est insuffisante pour couvrir les besoins du pays.

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C’est le président cubain Miguel Diaz-Canel qui a reconnu lui-même la pénurie de carburant dans le pays. Mais selon lui, la situation devrait revenir à la normale en octobre. Par conséquent, l’activité des transports publics et de certains secteurs d’économie sera réduite. Des coupures d’électricité sont également prévues car l’île produit la quasi-totalité de son électricité avec du pétrole.

Pour le président cubain, le seul coupable de cette situation est Washington qui a renforcé l’embargo contre Cuba depuis le printemps. En effet, les États-Unis resserrent l’étau en sanctionnant les compagnies maritimes qui livrent du pétrole vénézuélien à Cuba. Le trésor américain l’a déjà fait contre 4 d’entre elles et contre 9 de leurs pétroliers.

Cette situation risque de perdurer. Cuba connait des problèmes d’approvisionnement depuis le déclenchement de la crise économico-politique au Venezuela, son principal fournisseur d’hydrocarbures. Les importations du brut vénézuélien ont chuté de près de 50% et la production locale ne couvre que la moitié de la consommation quotidienne dans l’île. Malgré des réserves offshore maritimes estimées par le gouvernement cubain à 20 milliards de barils, l’exploration de ces gisements par les compagnies étrangères n’a donné pour l’instant que des résultats médiocres.

Face à cette situation Cuba se débrouille comme il peut. Le gouvernement tente de diversifier l’approvisionnement pétrolier en important du brut fourni par ses partenaires de longue date, la Russie et l’Algérie. Avec Alger, l’île a signé l’an dernier un important contrat qui lui garantit trois ans de livraisons. Cuba va importer plus de 2 millions de barils par an. Faute de devises, c’est par l’envoi de médecins cubains en Algérie que La Havane règlera l’addition.

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