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En Grèce, le nouveau projet de réforme du gouvernement passe mal

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Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a dévoilé une partie de son plan de relance économique lors de l'ouverture de la Foire internationale de Thessalonique, le 7 septembre 2019.
Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a dévoilé une partie de son plan de relance économique lors de l'ouverture de la Foire internationale de Thessalonique, le 7 septembre 2019. REUTERS/Alexandros Avramidis

En Grèce, c’est, ce 2 octobre, la deuxième grève générale en huit jours. À l’origine de ce mécontentement, la réforme annoncée du marché du travail par le gouvernement conservateur du Premier ministre Kyriákos Mitsotákis, au pouvoir depuis cet été.

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Cette grève a lieu à l’appel des syndicats du secteur privé, qui représentent 2,5 millions de travailleurs et du syndicat de fonctionnaires ADEDY, qui en représente, lui, environ 500 000. Ce mouvement de grève a pour mot d’ordre la défense du droit de grève lui-même. Le projet de loi dit « de croissance » du gouvernement grec vise en partie à réformer le marché du travail et ce texte entend imposer un seuil minimum pour le lancement d’un mouvement de grève. En l’occurrence, plus de la moitié des personnes présentes lors d’une assemblée générale.

Autre point de crispation, la refonte annoncée des conventions collectives. Nombre de grévistes craignent en synthèse que les syndicats ne soient transformés en simples pions, en simples outils, au service du patronat grec. Ils redoutent aussi, en parallèle, la précarisation de nombreux emplois.

Il y a huit jours à peine, lors de la première grève générale motivée par les mêmes mots d’ordre, on pouvait lire dans les cortèges de manifestants, à Athènes, des slogans tels que « Touche pas à mon syndicat » ou encore « Nous allons défendre nos droits de travailleurs ».

Des conséquences mesurées

Concrètement, les effets de la grève devraient surtout être visibles au niveau des transports en commun, tout particulièrement dans la capitale, Athènes. Les métros et les trains ne devraient pas circuler, les ferries comme ceux du port du Pirée devraient rester à quai et les services de bus et de tramways devraient, eux, fonctionner au ralenti.

Dans le centre-ville de la capitale, une manifestation est aussi prévue à partir du milieu de la matinée. Traditionnellement, les protestataires se réunissent sur la place Syntagma, juste en face du Parlement grec.

Des grèves en Grèce à répétition

Il s’agit aujourd’hui de la deuxième grève générale en huit jours. Mais depuis 2010 et le début de la crise économique qui a frappé la Grèce, ce ne sont pas moins d’une cinquantaine de grèves générales qui ont été lancées dans le pays.

Ces dernières années, la plupart ont eu pour mot d’ordre la lutte contre l’austérité et son cortège de mesures impopulaires. Comme la hausse des impôts, la baisse des pensions de retraite ou encore la suppression d’emplois dans le service public.

Aujourd’hui, ce n’est plus l’austérité mais les craintes d’une précarisation du marché de l’emploi qui poussent les Grecs à exprimer leur mécontentement.

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