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Le coq chante

La synécoculture à Komsilga, au Burkina Faso

Audio 19:30
André Tindano, docteur en Aménagement territorial et développement rural, fondateur du Centre africain de Recherche et de Formation en Synécoculture.
André Tindano, docteur en Aménagement territorial et développement rural, fondateur du Centre africain de Recherche et de Formation en Synécoculture. © RFI/Sayouba Traoré

L’agriculture synécologique (ou synécoculture) est une méthode de culture en plein champ, sans travail du sol, sans fertilisant, sans pesticides, et en n’apportant rien d’autre. On utilise au mieux les caractéristiques de chaque plante, et en construisant et contrôlant l’écosystème.

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Cette synécoculture a été mise en application avec 170 espèces dans 300 m2 au sein d’une petite ferme japonaise. Et après, il a fallu de nombreux réglages. En somme, c’est une méthode de culture alternative, qui utilise les propriétés des éléments de la nature.

Par exemple, on sait que les légumineuses ont la capacité de production de biomasse de très haute qualité, sans nécessiter d’apport d’azote. Le second avantage est l’aptitude à fixer de l’azote, ce qui permet de soutenir leur croissance, ainsi que celle des autres plantes des pâturages. La plante ne fixe pas l’azote directement, mais elle s’associe à des bactéries Rhizobium qui vivent dans de petites structures appelées nodules sur les racines des légumineuses. Ces bactéries vont prendre l’azote gazeux de l’air dans le sol, et le transformer afin qu’il puisse être utilisé par la plante.

On associe donc dans le même périmètre des graminées et des légumineuses. Exemple, du maïs associé au niébé, ou du sorgho associé à l’arachide. Et on sait également que telle autre plante est répulsive pour les ravageurs des cultures.

En réalité, dans le périmètre de Komsilga que nous visitons, il s’agit d’un redémarrage. Pendant les 15 dernières années, le Centre Africain de Recherche et de Formation en Synécoculture a focalisé ses actions dans la région de l’est du Burkina Faso. Autour du siège situé à Fada N’Gourma, il s’agissait de recherches et d’essais de techniques culturales, en symbiose avec des organisations paysannes, des promoteurs et acteurs de développement, des institutions publiques et privées, des projets et programmes de développement, les administrations locales, des ONG et associations locales, des Établissements et centres de formations. Puis, des raisons liées à l’insécurité dans les pays du Sahel ont conduit à délocaliser l’action à Ouagadougou.

Invité : André Tindano, docteur en Aménagement territorial et développement rural, fondateur du Centre africain de Recherche et de Formation en Synécoculture.
 

Production : Sayouba Traoré
Réalisation : Ewa Piedel

 

 

 

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