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Revue de presse Afrique

À la Une: Poutine, tsar de l’Afrique

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Le président russe Vladimir Poutine salut l'assistance lors de la photo de famille avec des chefs de pays participant au Sommet Russie-Afrique 2019 au Parc Sirius de la science et de l'art à Sotchi, en Russie, le 24 octobre 2019
Le président russe Vladimir Poutine salut l'assistance lors de la photo de famille avec des chefs de pays participant au Sommet Russie-Afrique 2019 au Parc Sirius de la science et de l'art à Sotchi, en Russie, le 24 octobre 2019 Sergei Chirikov/Pool via REUTERS

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Succès pour le premier sommet Russie-Afrique. Devant un parterre de dirigeants africains réunis à Sotchi, le président russe Vladimir Poutine a marqué le grand retour de la Russie en Afrique. Dans le domaine sécuritaire surtout. Si, à Sotchi, la Russie avait exposé son arsenal, c’est en effet aussi parce qu’elle savait que son offre ne laisserait pas les Africains présents sur place indifférents.

Témoin le Burkina Faso, qui a appelé la Russie à « établir un partenariat stratégique renforcé avec le Sahel dans le cadre de la lutte contre le terrorisme », relève le site ivoirien Yeclo. Comme l’a souligné sur place le président burkinabè Roch-Marc Christian Kaboré, « la lutte contre le terrorisme est désormais une priorité nationale pour chacun des cinq pays du G5 Sahel », complète ce journal en ligne.

Justement. Comme en convient au Burkina le journal Le Pays, ce premier forum a avoir réuni autour du maître de Moscou environ 43 chefs d’État et de gouvernement du continent noir a été un « grand » sommet.

« Après l’ère communiste où le géant soviétique avait accueilli des milliers d’étudiants, les relations entre les deux entités étaient tombées dans une léthargie d’où veulent les tirer les dirigeants actuels », explique ce quotidien ougalais.

Lequel journal le relève, les chefs d’État présents à Sotchi sont allés « écouter religieusement le grand chef blanc qui les a convoqués (car ils) souhaitent être dans les bonnes grâces de Poutine », soupire Le Pays.

Forme d’allégeance que son confrère local Wakat Sera ne digère pas. « Pour aller écouter l’évangile selon Saint Vladimir, ils sont combien à avoir laissé derrière eux, leurs peuples qui, à force de tirer la queue du diable ont fini par l’arracher ? », fulmine ce journal.

Plus explicitement, Wakat Sera le déplore, « le chapelet des maux que vivent les Africains (…) ne saurait empêcher ceux qui nous dirigent d’aller rencontrer le Tsar Poutine (…) habitués (qu’ils sont) à tendre la sébile (lors de ces) rencontres (…) créées par les puissants de ce monde pour affirmer et confirmer leurs appétits économiques sur l’Afrique, marché de matières premières à ciel ouvert et continent de consommation par excellence », se navre donc Wakat Sera.

Ça passe ou ça casse pour Alpha Condé

Journée de mobilisation hier en Guinée, pour les opposants au projet du président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Le Front national pour la défense de la Constitution « a réussi le pari de mobiliser une foule immense à Conakry pour protester contre le projet de révision constitutionnelle », constate Africaguinee.

Le FNDC « paralyse à nouveau la capitale et une partie du pays ! », complète Guinéenews. Alors, quelle sera la suite ? « Grève générale ? Opération villes mortes ? Désobéissance civile ? Ou toutes ces actions à la fois ? », se demande L’Observateur paalga.

« En tout cas, les foules de manifestants, sortis nombreux hier, ont administré la preuve que si la justice guinéenne voulait intimider les croquants en condamnant cinq des leaders du FNDC à la prison ferme, de six à douze mois, c’est raté », se réjouit ce jounal ouagalais.

À Conakry, ils étaient « plusieurs dizaines de milliers, vêtus de rouge, à défiler en rangs serrés dans les rues de la capitale, aux cris de "ça ne passera pas», relate en France Libération.

Voilà plus de deux ans que le président Alpha Condé esquive la question d’un éventuel troisième mandat. Lequel quotidien français le remarque : « Pour l’heure, la communauté internationale est restée relativement silencieuse face à la crise guinéenne. »

Pour le journal Le Monde, ce projet constitutionnel a été « concocté dans l’urgence et l’opacité », et il porte en son sein « le venin politique de la discorde ». Dans ce quotidien du soir, le président guinéen, au sujet de la Constitution, assure qu’il n’a « pas de conviction, je ferai ce que le peuple guinéen veut », déclare Alpha Condé au Monde.

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