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Revue de presse française

À la Une: l’Irak s’enflamme contre ses 40 voleurs

Audio 06:19
Des protestataires à Kerbala, au sud de Bagdad, le 25 octobre 2019.
Des protestataires à Kerbala, au sud de Bagdad, le 25 octobre 2019. AFP

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La violence est repartie de plus belle en Irak. Plus de 40 morts, vendredi, lors de heurts entre forces anti-émeutes et manifestants qui accusent le gouvernement de corruption. Et quelques 2 000 blessés qui viennent s’ajouter à ce macabre - et provisoire - bilan. De Bagdad, la capitale, à Nassiriya, dans le sud irakien, en passant par bien d’autres localités, tout n’est qu’appels à la démission du gouvernement, lequel appelle, lui, au calme. En vain.

Dans la presse française, pour l’heure, les journaux, pris de court, s’en remettent aux informations fournies par les agences de presse. « Les manifestants n'ont qu'un mot d'ordre, "la chute du régime des voleurs", dans un riche pays pétrolier en pénurie chronique d'électricité et d'eau potable et, surtout, miné par la corruption », résume ainsi le site internet du magazine L’Express.

Tandis que ceux des quotidiens Ouest-France ou encore Le Bien Public pointent en chœur que ces émeutes ont été déclenchées spontanément le 1er octobre « par des appels sur les réseaux sociaux, les manifestations avaient été marquées jusqu’au 6 octobre par la mort de 157 personnes, quasiment tous des manifestants et en très grande majorité à Bagdad, selon le bilan officiel ».

Les frères ennemis d’Abyssinie

Convulsions également en Éthiopie, où le bilan des affrontements intercommunautaires s’alourdit. Et-là, c’est la version en ligne du journal Le Monde qui relève que les violences ont éclaté mercredi dans la capitale, Addis-Abeba, avant de se répandre dans la région d’Oromia, « quand les partisans de l’opposant Jawar Mohammed sont descendus dans les rue », brûlant des pneus et érigeant des barricades, bloquant les routes dans plusieurs villes. « Les affrontements ont opposé des manifestants aux forces de l’ordre, mais aussi des communautés entre elles », pointe Le Monde, étant rappelé que Jawar Mohammed est un ancien allié du Premier ministre Abiy Ahmed. Tous deux appartiennent à la communauté oromo, le groupe ethnique le plus nombreux en Éthiopie.

Mais les relations entre les deux hommes se sont récemment détériorées, Jawar Mohammed ayant publiquement critiqué plusieurs réformes d’Abiy Ahmed, qui vient d’être récompensé par le prix Nobel de la paix.

Floraison tardive du cèdre libanais

Au Liban, la rue ne relâche pas la pression. Pour le quotidien Le Monde, cette agitation, ça n’est rien moins que la « renaissance d’une nation (même si) l'issue de ce soulèvement inédit reste incertaine », admet le quotidien du soir. Mais dans le cas du Liban, l’espoir est permis veut croire Le Monde. « La force du mouvement populaire, son ardeur à dépasser les barrières confessionnelles doivent réjouir tous les démocrates et les défenseurs d'un Liban fort et indépendant des clans qui exploitent ses divisions pour perpétuer leur pouvoir et leur prospérité, énonce ce journal. Personne ne comprendrait qu'après une insurrection aussi profonde et unitaire - des scènes de fraternisation avec les soldats dépêchés pour ramener l'ordre sont observées -, le pays, désormais réconcilié avec lui-même, redevienne comme avant », prévient et prédit Le Monde.

Son confrère Sud Ouest n’écrit guère autre chose, qui convoque la grande Histoire, celle de la chute de l’empire Ottoman, et trouve que « le peuple libanais dessine également une forme nouvelle de nation, celle qui n'avait pu voir le jour lors de la création de l'État, voilà bientôt cent ans, quand le pays du Cèdre se retrouva libéré de la colonisation turque. Et pourtant, cette reconstruction rêvée fait également courir des dangers aussi grands que les promesses qu'elle fait luire, espère Sud Ouest. On comprend mieux pourquoi le gouvernement de Saïd Hariri marche au bord d'une falaise. Si les réponses qu'il donne ne sont pas mieux perçues et surtout si l'ensemble de la classe politique n'entend pas le tocsin qui sonne, c'est leur monde qui risque de s'effondrer », prévient ce quotidien du sud-ouest de la France.

Le cœur déchiré de l’Angleterre

Dans le reste de la presse française, encore beaucoup de commentaires sur le Brexit. Avec d’abord ceux du journal La Presse de la Manche. Lequel suppose qu’avec « la possibilité d'élections législatives demandées par Boris Johnson pour le 12 décembre, sur fond de Brexit, le système électoral britannique peut donner, à l'issue des législatives, l'exact contraire du résultat que fournirait un référendum sur le Brexit ». C’est ainsi, soupire La Presse de la Manche, « l'orgueil britannique qui, comme nous, n'aime pas forcément reconnaître s'être trompé peut hésiter à revenir sur sa décision. Mais un second référendum, avec des chiffres exacts et sans les mensonges répandus lors du premier, serait très probablement favorable au maintien dans l'Union européenne », se persuade ce journal.

Son confrère Ouest France donne, lui, dans la métaphore marine, en formulant que « le navire britannique tourne en rond, fait du cabotage le long des rives sinueuses de son dernier fleuron, Westminster. Incapable de se décider. Sentant qu'un repli britannique trop brutal peut engendrer un repli écossais, casser le Royaume », craint Ouest France.

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