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Revue de presse Afrique

À la Une: Nouvelles attaques dans le nord du Burkina Faso

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Des soldats burkinabè à l'entraînement, le 13 avril 2018 (Photo d'illustration).
Des soldats burkinabè à l'entraînement, le 13 avril 2018 (Photo d'illustration). AFP/Issouf Sanogo

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« À quand la fin de la comptabilité macabre ? », s’interroge Le Pays pour qui « si n’est encore l’apocalypse, le Burkina ne semble pas loin des portes de l’enfer » après l’attaque qui a fait 16 morts ce week-end dans la région du Soum.

Depuis cinq ans, « c’est le même scénario », déplore L’Observateur Paalga. Des violences dont les auteurs restent mal identifiés selon Aujourd’hui au Faso : « jihadistes, bandits de grand chemin ou opposants armés […], les Burkinabè ne savent même pas pourquoi on les tue de façon aussi barbare », s’alarme le journal.

Difficile donc d’offrir une solution globale quand « on ne sait pas à quel treillis se vouer », rebondit LObservateur Paalga qui se pose la question des difficultés des autorités à enrayer ces attaques : « Manque de moyens des forces de défense et de sécurité, défaut de stratégie et de vision globale du politique et de la hiérarchie militaire, (ou) du renseignement ? ». « On en est là, à tâtonner dans ce long tunnel insécuritaire, sans savoir vraiment quand on en verra le bout », s’inquiète le quotidien.

Aujourd’hui au Faso se demande s’il ne faudrait pas recruter « des supplétifs locaux » en soutien aux forces de sécurité. Mais tempère aussitôt : « Si un militaire sans formation patriotique est un criminel en puissance, un civil sans formation militaire ne l’est-il pas aussi ? » Et le journal rappelle les expériences controversées des milices rurales Koglwéogo et plus loin encore des Comités de défense révolutionnaires.

D’autres quotidiens défendent une réponse sociétale et politique

« Il faut l’union sacrée des fils et filles » du Burkina, lance Le Pays, très critique à l’égard du pouvoir, qualifié de « léthargique » mais aussi de l’opposition dont les partis « font une exploitation éhontée de la situation (et jouent) les pêcheurs en eaux troubles ».

Sidwaya juge de son côté que « le sommet mouille le maillot » et se montre optimiste quant à l’arrêt des violences : « Le combat est certes difficile et sera de longue haleine, mais ce jour arrivera et la vie reprendra son cours normal ».

Le journal compte notamment sur l’assistance internationale, évoquant l’appel du président Kaboré à son homologue français pour « voir s’intensifier l’intervention de la force Barkhane dans le nord » du pays. Sidwaya évoque également un éventuel soutien de la Russie après le sommet de Sotchi. Mais « pour un nouvel élan », conclut le quotidien, « il faut que les Burkinabè regardent tous dans la même direction ».

La presse du Burkina Faso qui regarde également en direction du Mali

Le Pays se demande si le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad qui tient actuellement son Congrès dans le nord du Mali « réussira à opérer sa mue ? »

Car c’est le premier enseignement de cette réunion, « le HCUA appelle les autres groupes armés à se fusionner en parti politique » titre MaliWeb. Objectif, explique le site d’information, « accélérer la mise en œuvre » des accords d’Alger en entrant dans « l’arène politique ».

Mais hors de question pour le HCUA de « changer un mot » de ces accords, précise Le Témoin, « une perception (qui) prend à contrepied les suggestions (des autorités) de profiter du dialogue inclusif pour procéder à des retouches ».

Le Témoin note toutefois la présence de représentants du pouvoir central lors de congrès, tout comme celle d’émissaires du Niger, l’occasion pour le président nigérien Mahamodou Issoufou de « sceller la paix des braves avec les notabilités de Kidal ».

Kidal dont le statut reste « un problème profond » selon Le Pays. Le journal burkinabè note que le sujet n’a pour l’instant et « très curieusement » pas été abordé. Bref, « on attend de voir pour y croire ».

Et puis, au Sénégal, l’onde de choc de l’assassinat d’Elinkine Diatta continue de se propager

La mort de cette figure du Mouvement des forces démocratiques de Casamance est « un coup dur » pour le processus de paix selon Xalima pour qui « le fossé s’élargit sur les divisions internes du MFDC ».

Le site d’information se demande « à qui profite le crime », rappelant qu’Abdou Elinkine Diatta « avait toujours prôné l’indépendance de la Casamance par la voie pacifique ».

Pour le Sud quotidien, c’est peut être et justement ce positionnement qui a coûté la vie au successeur autoproclamé de l’Abbé Diamacoune Senghor. Le journal rappelle que le défunt « avait été très peu amène avec certains chefs de guerre » et fait le rapprochement avec d’autres assassinats de figure du mouvement indépendantiste casamançais ces dernières années.

Seneweb explique de son côté que le MFDC aurait sollicité les autorités pour des rencontres en Guinée Bissau et rappelle qu’Elinkine Diatta « demeurait ouvert à des négociations ». Sa mort est donc « un avertissement pour tout acteur impliqué ou engagé dans le processus de paix en Casamance », conclut le site d’information.

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