Accéder au contenu principal
Revue de presse Afrique

À la Une: glissement de terrain meurtrier à Bafoussam

Audio 04:24
Bafoussam, dans l'ouest du Cameroun.
Bafoussam, dans l'ouest du Cameroun. RFI

Publicité

Un drame qui suscite « de l’émoi » et une « grande compassion nationale », explique l’Agence Cameroun Presse pour qui « tous les Camerounais du nord au sud, de l’est à l’ouest font montre d’une consternation et d’une désolation profonde ». Le site d’information évoque notamment la photo montrant un habitant tenant dans ses bras le corps d’un enfant sans vie. « Comment ne pas écraser une larme », se désole le média.

« Une image insoutenable », renchérit le site camer.be, pour qui « cette photo traduit l’horreur de la gestion calamiteuse des catastrophes naturelles au Cameroun ». « Ailleurs, même chez nos voisins », poursuit le site d’information, « seuls des experts en secourisme interviennent », et se demande : « Où sont les sapeur- pompiers ? » avant d’interpeller ses lecteurs : "À quand des structures d’urgence de secours, à quand les campagnes de prévention et de sensibilisation des populations sur les risques de constructions anarchiques ?" »

« À qui la faute ? » rebondit Lebledparle pour qui « chaque domaine de la société a ses lois, l’urbanisation a les siennes qui doivent être appliquées pour le bien de tous au-delà de la complaisance. »

Le site d’information trouve « curieux que des familles se soient installées sur ce site dangereux » et estime qu’il faut « se questionner sur la tâche qui incombe aux autorités ». Des autorités qui vont d’ailleurs devoir supporter les « conséquences économiques » de la catastrophe.

« Le gouvernement offre 25 millions aux sinistrés », répond indirectement Cameroun Web alors que News du Camer relaie les réactions rapides des autorités, notamment la visite de deux ministres sur place.

Quant au président Paul Biya, « il réconforte les victimes », titre le Cameroon Tribune. « Le chef de l’État a fait part de son émoi et adressé ses condoléances aux familles », explique Cameroon Info.

De l’émoi en Guinée Bissau, avec un nouveau soubresaut dans une longue série de tensions politiques

Le président José Mario Vaz a nommé un nouveau Premier ministre mardi. Faustino Imbali dont « la priorité est d’organiser l’élection présidentielle à la date prévue », titre Rispito.com.

Problème, la Cédéao, médiatrice dans la crise qui agite le pays, avait rejeté lundi le limogeage du précédent chef du gouvernement Aristides Gomes. « Une continuation du coup d’État » selon Jorge Miranda, juriste portugais qui a participé à la rédaction de la Constitution du pays. Interrogé par RadioJovem, il juge l’attitude du président Vaz « malheureuse » et rappelle que « son mandat est terminé et qu’il devrait se limiter à assumer ses fonctions de manière protocolaire ».

O Democrata donne de son côté la parole au chercheur Ismael Sadilu Sanha qui estime que considérer la Guinée-Bissau « comme un État pleinement souverain est excessif si ce n’est fictionnel ». Et il a la dent dure envers la Cédéao qui est pour lui à l’origine de la crise actuelle, pour avoir « en violation du principe de tolérance zéro des coups d’État et des principes démocratiques, reconnu un président et un gouvernement de transition ».

Aujourd’hui au Faso juge d’ailleurs que la Cédéao a intérêt à éteindre cette crise car « une déflagration en Guinée-Bissau ferait désordre et même effet domino à l’orée d’une année 2020 où plusieurs scrutins sont prévus dans la région : au Togo, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso. »

Le Burkina Faso commémore cette semaine les cinq ans du soulèvement populaire ayant conduit à la chute de Blaise Compaoré

« Qu’avons-nous fait de notre insurrection ? » se demande l’Observateur Paalga qui donne la parole à des lecteurs et personnalités politiques… et les réactions sont très partagées : si certains « ne regrettent pas », la plupart évoquent « un bilan mitigé » entre « chômage qui prend de l’ampleur » et « recul démocratique », sans compter « l’insécurité qui est venue tout gâcher », une « amère désillusion » qui suscite bien des inquiétudes.

Mais pour Le Pays, « il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain ». « Malgré les insuffisances de la transition, l’insurrection a permis de sauver la démocratie et de libérer davantage la parole » estime le quotidien. « Les Burkinabè ont marqué les esprits au-delà même du continent africain », poursuit le journal, « il appartient aux tenants du pouvoir de donner des signaux forts de leur volonté d’aller dans le sens des aspirations du peuple ».

« Un pouvoir qui n’a pourtant pas démérité » juge de son côté Aujourd’hui au Faso, « mais pas aidé par le terrorisme » mais aussi par l’activisme « d’excroissances d’officines politiques » qui n’auraient pas compris que « la transition est terminée ». Et de rappeler que « la démocratie, c’est le pouvoir de la majorité encadré par des lois ».

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.