Accéder au contenu principal
Revue de presse Afrique

À la Une: le «caudillo» de Guinée-Bissau

Audio 03:58
José Mário Vaz, president de la Guiné-Bissau.
José Mário Vaz, president de la Guiné-Bissau. SIA KAMBOU / AFP

Publicité

José Mario Vaz est passé en force. Un nouveau gouvernement a été nommé hier par le président bissau-guinéen. Les pressions de la Cédéao n’y auront rien changé, le chef de l’État qui, en début de semaine, avait limogé le Premier ministre Aristide Gomes, a présidé hier la cérémonie d’investiture du nouveau gouvernement.

« José Mário Vaz persiste et signe », lance Jeune Afrique, la Guinée-Bissau avait « deux gouvernements » hier, jour où le président a publié un décret portant nomination de 17 ministres et 14 secrétaires d’État. Des agissements « fermement désavoués par la Cédéao, l’ONU, l’Union africaine, la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) ou encore l’Union européenne, rappelle ce journal panafricain. Elles affirment leur attachement au processus fixé en juin par la Cédéao, chargeant le gouvernement démis lundi de préparer la présidentielle et de diriger jusque-là les affaires du pays. »

En France, le journal Le Monde, via son site internet, rappelle que le secrétaire général de l’ONU suit la situation « avec inquiétude ». Antonio Guterres « appelle toutes les parties prenantes à se conformer aux décisions de la Cédéao » sur la gouvernance du pays jusqu’à la présidentielle. Le quotidien du soir pointe également que l’UA a, quant à elle, dans un communiqué, apporté son « soutien total » à la position exprimée mardi par la Cédéao.

Omerta prolongée sur la mort de Ghislaine et Claude

C'est demain samedi 2 novembre que l'on commémorera le 6e anniversaire de l'assassinat de nos deux collègues de RFI. Le 2 novembre 2013, Ghislaine Dupont et Claude Verlon étaient enlevés puis assassinés à côté de Kidal dans le nord du Mali. Un double assassinat revendiqué par Aqmi. Six ans après, deux des quatre ravisseurs présumés courent toujours.

Les familles des deux journalistes de Radio France internationale (RFI) enlevés et tués en novembre 2013 au Mali ont dénoncé à l’Organisation des Nations unies « le silence des autorités françaises » sur les circonstances de ces morts, les accusant de « mensonge » et de « manque d’humanité », pointe, en France, le journal Le Monde.

L’ombre de Gbagbo

En Côte d’Ivoire, le Front populaire ivoirien, le parti fondé par Laurent Gbagbo, accuse le pouvoir de mener une « cabale » contre l’ex-président de la République, après que l’État ait déposé une requête auprès de la CPI pour s’opposer à sa libération sans condition. Le secrétaire général du FPI Assoua Adou a en effet dénoncé avant-hier une « honteuse immixtion du gouvernement ivoirien dans la procédure », résumant le procès de Laurent Gbagbo à une « cabale politique pour écarter un adversaire ».

Et au Burkina Faso, le quotidien Le Pays partage ce point de vue. Car même si cette requête a « peu de chance d’aboutir », prédit ce journal burkinabè, « le moins que l’on puisse dire », estime-t-il, c’est qu’en agissant ainsi contre son « plus farouche adversaire politique », le président ivoirien Alassane Ouattara « tombe le masque (sa) volonté de l’écarter de la course à la présidentielle ne souffre d’aucun doute ».

Aussi, pour expliquer cette « énième » requête de l’État ivoirien auprès de la Cour pénale internationale, le quotidien ouagalais évoque-t-il le récent rapprochement entre Gbagbo et « le sphinx de Daoukro », Henri Konan Bédié. Car l’objectif de cette alliance est clair, estime Le Pays : « Déloger le locataire du palais de Cocody, Alassane Ouattara ».

Lequel président ivoirien, comme « n’importe quel homme politique à sa place », jette des « peaux de banane sur le chemin de ces deux vieux loups de la scène politique ivoirienne », formule donc, dans un style fleuri, le journal Le Pays au Burkina Faso.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.