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Revue de presse Afrique

À la Une: la tension électorale en Afrique de l’ouest

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Les manifestants sont descendus dans les rues de Conakry, jeudi 7 novembre, à l'appel du FNDC, qui regroupe l’essentiel de la société civile et de l’opposition politique.
Les manifestants sont descendus dans les rues de Conakry, jeudi 7 novembre, à l'appel du FNDC, qui regroupe l’essentiel de la société civile et de l’opposition politique. AFP/Cellou Binani

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À commencer par la Guinée. « Le sang a encore coulé (hier), lance Africaguinee. [...] La marche organisée par le FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) a été émaillée de violences.

Trois jeunes ont été tués en marge des violences intervenues qu’a connues la commune de Ratoma après l’interruption de la marche du FNDC du côté de Kondebounyi », affirme ce journal guinéen en ligne.

De son côté, Guineenews souligne que c’est bien le FNDC qui « accuse » le pouvoir d’avoir « tué citoyens guinéens », sans préciser le nombre de présumées victimes. Ce journal en ligne se bornait ce matin à publier le communiqué du FNDC, étant rappelé que le « pouvoir », de son côté, ne reconnaît qu’un mort dans les manifestations d’hier contre un éventuel troisième mandat du président Alpha Condé.

La passerelle démocratique ivoirienne

En Côte d’Ivoire aussi, le débat s’électrise davantage encore au sujet de la future élection présidentielle. Dans l’opposition, de nouvelles voix s’élèvent pour demander une transition. L’UDCI, l’Union de la Diaspora pour la Côte d’Ivoire, qui regroupe le PDCI d’Henri Konan Bédié, le FPI de Laurent Gbagbo, le COJEP de Charles Blé Goudé et le Mouvement des sociaux-démocrates d’Henri Niava, a ainsi prôné la mise en place d’une « passerelle démocratique comme solution avant 2020 » lors d’une réunion cette semaine à Paris.

Réunion « pour une transition politique en Côte d’Ivoire », lance L’Inter et ce afin d’éviter « l’embrasement ». Comme l’explique ce journal, cette « passerelle démocratique » se déclinerait en trois points : « une nouvelle Cei, le refus d’un 3e mandat du président sortant, et la réconciliation de tous les Ivoiriens », résume L’Inter. Une « transition », se demande en conséquence ce journal ? « Rien ne coûte d’essayer. Ça a le chic de mettre tout à plat », énonce encore L’Inter.

Une « passerelle démocratique avant 2020 ? », pour quelle raison, interroge le journal Le Nouveau Réveil. Parce que « le pouvoir a déjà mis en place toutes les conditions du braquage électoral », explique la Une de ce quotidien proche du PDCI.

Lors de cette réunion parisienne, Henri Niava a appelé à une « insurrection des populations », pointe la Une de L’Intelligent d’Abidjan. Secrétaire exécutif du PDCI, Noël Akossi Bendjo « s’est désolidarisé des propositions de son invité », souligne L’Intelligent d’Abidjan, mais l’ex-maire du Plateau a toutefois demandé au pouvoir et aux partis d’opposition de « prendre le temps du dialogue politique afin d’éviter à la Côte d’Ivoire une autre crise liée aux élections », complète ce quotidien.

Apportez-moi la tête du légat togolais

En Guinée, en Côte d’Ivoire, mais aussi au Togo, où Mgr Fanoko Kpodzro, qui avait demandé une suspension de la prochaine élection présidentielle, accuse à présent le pouvoir de vouloir carrément l’assassiner. « Si quelque chose m’arrive, Faure Gnassingbé est responsable », a dit l’archevêque émérite de Lomé, rapporte Togobreakingnews, après que le prélat ait en effet dénoncé des « menaces de mort qui pèseraient sur sa vie et celle de son collaborateur [...]. L’archevêque [...] remet désormais sa vie entre les mains du pouvoir. Pour le prélat, si malheur lui arrivait ou à son chargé de communication cela ne peut venir que du Chef de l’État et de ses collaborateurs », complète ce journal togolais en ligne.

La France rouvre le dossier Inga III

Au Congo enfin, la France s’intéresserait au projet de méga-barrage Inga III. Selon le magazine Enjeux africains, lors de leur récente rencontre à Paris, Emmanuel Macron et Félix Tshisekedi « ont abordé [...] le projet Inga III ainsi que l’implication de Paris à travers certaines filiales du géant EDF [...] et les fonds d’investissement publics français ». Ce magazine affirme que le président français « a demandé notamment à ses services de travailler sur la question [...] La France pourrait maintenant jouer un rôle dans la suite du traitement du dossier », énonce Enjeux africains.

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