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Afrique économie

Centrafrique: les commerçants de la ville de Birao se relèvent difficilement

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Dans un camp de déplacés de Birao, en Centrafrique, en novembre 2019 (image d'illustration).
Dans un camp de déplacés de Birao, en Centrafrique, en novembre 2019 (image d'illustration). Charlotte Cosset/RFI

En Centrafrique, les combats qui ont touché le marché de Birao (ville de l’extrême nord-est du pays) en septembre, ont fait des dégâts. Des boutiques ont été brûlées, beaucoup de marchandises ont été pillées. Des hommes en armes contrôlent le petit marché de la ville et la majorité de la population est aujourd’hui dans deux sites de déplacés. Dans ces conditions, le commerce reprend tout doucement.

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Quelques boutiques sont ouvertes. Les commerçants attendent patiemment les clients qui ne se bousculent pas. Mahamat Nour Chaibou patiente derrière son étalage de médicaments

« L’attaque a commencé dans le marché, le 1er. C’est pour cela que tous les commerçants ont fui mais après un moment avec la sensibilisation et l’appui de la Minusca le marché a été rouvert et nous sommes ici aujourd’hui au marché ». Ça marche les affaires ? « Oui un peu un peu. Ça marche timidement mais pas comme avant, mais ça commence à se relever. »

Si sa boutique a été épargnée lors des combats ce n’est pas le cas d’Abdoulaye Alibabala. Son commerce a été incendié, ses marchandises pillées. Aujourd’hui, à côté de son collègue couturier il essaie de relancer ses affaires…

« Les affaires ça marche un peu, pas tellement, parce qu’il y a beaucoup de problèmes que nous avons vécus ici à Birao. Toute notre marchandise a été pillée, des magasins ont été incendiés. On se débrouille un peu. Nous avons perdu beaucoup de marchandises, les habits, les chaussures, tout ce qu’on vendait, on a tout perdu. Avant ma boutique c’était ici mais tout a été pillé. C’est pour ça que je suis venu ici pour me débrouiller un peu et recommencer encore à zéro. »

Dans la rue principale, deux jeunes hommes en armes surveillent le marché. Ce qui ne rassure pas tous les commerçants. Les habitants déplacent leurs marchandises dans des petites carrioles tirées par des chevaux ou sur des ânes. L’étalage de Kamis Ibrahim semble bien achalandé pourtant la saison des pluies empêche le ravitaillement, explique-t-il.

« Oui le business fonctionne mais il y a le problème du transport. Parfois il y a des marchandises qui viennent par vol depuis Bangui et les marchandises du Soudan par véhicules. Depuis Bangui il y a des problèmes de vol, et pour la marchandise provenant du Soudan, il y a des problèmes de véhicule : tout est inondé et les véhicules ne viennent pas. » Et il vous manque des produits ? « Oui il nous manque des produits, actuellement nous avons des crises de sucre, des crises de farine. Auparavant on achetait le kilo de sucre à 750 mais à présent à 1 500. C’est trop cher. »

Situé dans le triangle entre la frontière du Soudan et du Tchad, le marché de Birao est un lieu d’influence et d’échanges important.

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