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Espagne: Quim Torra, le président catalan était face à la justice à Barcelone

Audio 03:01
Le président catalan Quim Torra.
Le président catalan Quim Torra. REUTERS/Albert Gea

Quim Torra était lundi 18 novembre, devant la justice à Barcelone, dans le cadre de son procès pour désobéissance. Il lui est reproché d’après avoir refusé de retirer des symboles indépendantistes. Comment s'est déroulé le procès et que risque le président catalan ?

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De notre correspondante à Barcelone,

Les faits remontent au mois de mars dernier, alors que la Commission électorale centrale - qui veille au bon déroulement des élections - avait demandé à Quim Torra de retirer les banderoles et autres symboles indépendantistes de la façade de la Generalitat, le palais du président catalan, pendant la campagne électorale d'avril. Face à son refus, une procédure judiciaire avait été lancée pour désobéissance.

Lundi, lors de son procès, le président catalan a reconnu avoir désobéi à l'ordre de la Commission, parce que selon lui, cette demande de retrait est « illégale » et va à l'encontre des droits et libertés des Catalans. Le parquet réclame 20 mois d'inéligibilité et 30 000 euros d'amende. Les indépendantistes ont déjà annoncé qu'ils se « se préparent » à ce nouveau verdict, attendu dans les prochaines semaines. Ils sont conscients que Torra sera sans doute condamné. Ils dénoncent un nouveau procès politique.

Les tensions sont toujours vives en Catalogne

Et les mobilisations indépendantistes continuent également dans les rues. Outre la manifestation de soutien au président, lundi face au tribunal catalan, tous les soirs depuis un mois maintenant, de petits groupes coupent les plus grands axes de Barcelone. Leur prochaine action importante est prévue le 18 décembre, jour du « Clasico », le match de foot opposant Barcelone à Madrid.

Mais ces tensions dans la rue n'aident pas non plus les négociations politiques qui sont en cours ces jours-ci entre le chef du gouvernement Pedro Sánchez et les partis indépendantistes sur qui repose l'investiture du candidat socialiste à sa réélection. La fin du blocus politique en Espagne repose aujourd'hui sur le vote des partis catalans.

La situation politique en Catalogne n'est pas beaucoup plus stable dernièrement...

Elle est même très instable. Ces derniers mois, les divergences sont de plus en plus palpables entre la droite indépendantiste de Junts Per Catalunya - le parti du président catalan -, qui cherche la confrontation avec Madrid, et la gauche indépendantiste Esquerra Republicana, avec qui ils forment un gouvernement régional de coalition et qui s'est montrée plus ouverte au dialogue dernièrement.

Si Quim Torra est finalement condamné à l'inéligibilité, il sera automatiquement démis de ses fonctions et son numéro deux de la gauche indépendantiste devrait prendre le relais. Mais Torra ne laisserait pas son rival gouverner la région si facilement et de nouvelles élections anticipées catalanes seraient sans doute immédiatement convoquées.

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