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Irlande: les polémiques phagocytent la campagne des élections européennes partielles

Audio 03:31
Le Premier ministre Leo Varadkar. Des propos de la candidate Verona Murphy du parti Fine Gael ont suscité l'indignation.
Le Premier ministre Leo Varadkar. Des propos de la candidate Verona Murphy du parti Fine Gael ont suscité l'indignation. REUTERS

En Irlande, quatre élections partielles se tiendront ce vendredi 29 novembre pour remplacer des députés élus en mai au Parlement européen. Quarante-deux candidats prennent part au scrutin.

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Ces élections partielles sont globalement perçues comme une répétition générale avant les législatives prévues au printemps prochain, dans environ six mois.

Pour les deux partis traditionnels de gouvernement, il s’agit de s’échauffer avant le duel. Le Fine Gael, le parti au pouvoir, a donné comme objectif de conserver son unique siège mis en jeu.  Moins ambitieux que son principal adversaire, le Fianna Fail, qui espère bien diriger la prochaine coalition. Lui, ne remet qu'un seul siège en jeu mais souhaite en remporter au moins deux. Ce serait bon signe en vue des prochaines législatives.

Dans l’opposition, les regards seront tournés vers les scores du Sinn Féin, troisième parti du pays, qui présente des candidats partout. En mai dernier, Le parti nationaliste a perdu la moitié de ses sièges dans les collectivités locales et deux de ses trois députés européens. Avec cette élection partielle, la présidente Mary Lou McDonald espère enrayer cette mauvaise dynamique.

Des candidats accusés de racisme

Il y a d’abord eu ces tweets publiés par la candidate du Fianna Fail à Dublin, Lorraine Clifford-Lee. Des tweets postés en 2011, alors qu’elle n’est pas encore au sein du parti. Elle y moque, entre autres, la tenue vestimentaire des gens du voyage. Suite à ces révélations, Lorraine Clifford-Lee s'est rendue dans les locaux d’une association de défense des droits de cette communauté pour demander pardon, des excuses qu’elle a réitérées par la suite. Le parti l’a confirmée comme candidate.

Deuxième scandale, la semaine dernière, causé par Verona Murphy, du parti du Premier ministre Varadkar, Fine Gael. Le slogan de la candidate de Wexford, dans le sud du pays, est « locale et vocale », c’est-à-dire qui se fait entendre. Et effectivement, tout le pays aura entendu sa déclaration : « il faut déprogrammer les demandeurs d’asile qui arrivent en Irlande. Ils sont sous influence de l’Organisation État islamique, y compris les enfants de 3-4 ans. »

Immédiatement, indignation générale de la part des partis et des citoyens. Verona Murphy s’excuse platement dans les 48 heures, se rend dans des centres d’hébergement, promet de davantage s’informer avant de parler à l’avenir… Leo Varadkar, le chef du parti, a adopté la même attitude que le Fianna Fail, qu’il avait pourtant critiquée : « elle s’est excusée, c’est suffisant, elle reste notre candidate. »

Des sujets de fonds occultés

Ces deux histoires ont phagocyté la campagne, déjà très courte, moins d’un mois. Le sujets de fond de la campagne n’ont pas reçu énormément de temps de parole : la modernisation du transport, l’augmentation du nombre de places de crèche, l’accessibilité du logement ont été relégués au second plan. Il faut aussi dire que ces députés qui seront élus vendredi auront une marge de manœuvre très réduite puisqu’ils ne siègeront qu’une demi-année. Et ces élections n’auront pas d’impact sur l’équilibre actuel au Parlement.

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