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Revue de presse Afrique

À la Une: la Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes

Audio 04:04
Un panneau contre l'excision dans le village de Katabok, dans le nord-ouest de l'Ouganda, le 30 janvier 2018.
Un panneau contre l'excision dans le village de Katabok, dans le nord-ouest de l'Ouganda, le 30 janvier 2018. Yasuyoshi CHIBA / AFP

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Quel retentissement en Afrique ? Eh bien, à en juger par le nombre d’articles consacrés à la question ce matin dans la presse du continent, il est encore limité.

En effet, pointe Le Pays au Burkina, « les Africains ignorent royalement la symbolique qui entoure la date du 25 novembre. De ce point de vue, il se pose d’abord la nécessité de communiquer largement, estime le journal, et de sensibiliser sur ladite date. Et ce rôle incombe à l’Etat ainsi qu’à l’ensemble des organisations de promotion des droits humains en général et des droits de l’autre moitié du ciel en particulier. »

Pourtant, relève Le Pays, « il ne faut pas se voiler la face : l’Afrique est le théâtre de bien des pratiques de violence à l’égard des femmes. Seulement, pour des raisons liées à la pudeur ou encore à des pesanteurs socio-culturelles, bien d’entre elles ne sont pas publiquement évoquées et débattues. C’est le cas, par exemple, du système du lévirat, du nom de cette pratique qui veut que quand un homme meurt, on donne sa veuve ou ses veuves en mariage à un membre de sa famille. On peut aussi ajouter à cela, la pratique de la dot et bien d’autres pratiques rétrogrades, jalousement entretenues par des coutumes qui se refusent à concéder le moindre espace de liberté à la femme. »

Toutefois, note encore Le Pays, « au Burkina Faso, beaucoup d’efforts ont été faits. [...] Dans le domaine politique, par exemple, a promouvoir la présence de la femme dans l’espace public. On peut aussi noter un effort remarquable de protection de la jeune fille contre les mariages précoces et forcés, l’excision et le refus catégorique de certains parents de scolariser leurs filles. Petit à petit donc, l’étau des pratiques violentes est en train de se desserrer autour de la femme et de la jeune fille. Le mouvement est porté par le gouvernement et par des associations de la société civile. Mais il faut reconnaître que le Burkina en particulier et l’Afrique en général doivent mieux faire [...]. »

Un rôle central

Car, les femmes au Burkina Faso sont des actrices sociales et économiques essentielles…

Le Point Afrique prend l’exemple de la région de Tiébélé, où les femmes sont les ambassadrices de la culture kasséna : « ce sont elles qui construisent l’habitat traditionnel, ces cases peintes avec les symboles de l’histoire de l’ethnie. Elles sont les seules à avoir le droit de fabriquer les poteries, outils essentiels pour préparer et conserver la nourriture de la famille. [...] Ce sont les gardiennes du foyer, mais aussi des actrices économiques de grande importance aux champs. Même dans les mines d’or sauvages où les hommes sont majoritaires, elles ont un rôle essentiel, à la recherche des pépites après l’extraction. Elles mêlent écologie et artisanat, en ramassant les sacs plastiques échoués dans la campagne pour réutiliser la matière première. »

Bref, conclut Le Point Afrique, « figures de force et de tradition, les femmes de cette région du Burkina Faso ont un rôle central dans l’organisation de la vie quotidienne. »

Entrepreneures et chercheuses…

Plus largement, l’Afrique est le continent qui compte le plus de femmes entrepreneures… Entre 12 et 14 % des entrepreneurs sur le continent sont des femmes, relève Jeune Afrique, qui cite des chiffres annoncés lors du Forum des femmes qui a eu lieu en fin de semaine dernière à Paris.

Les femmes africaines qui s’illustrent aussi dans le domaine scientifique, note encore Jeune Afrique, qui détaille notamment le parcours de la gambienne Fatou Joof, chercheuse à l’hôpital de Banjul, elle est spécialisée dans la lutte contre le paludisme.

Enfin, Le Monde Afrique nous brosse le portrait de Rabia Sa’id, cette physicienne nigériane qui passe au crible les changements environnementaux.

« Rabia Sa’id est de celles qui font mentir le destin, écrit Le Monde Afrique. Née à Kano, ville à forte empreinte musulmane, la jeune femme se marie tôt, pensant fuir l’emprise de son père militaire et polygame. Mal lui en prend : elle tombe sous l’autorité de son mari, devient très vite mère et se retrouve femme au foyer. Jusqu’à ce qu’un matin de 1990, elle décide, à 27 ans, de prendre le chemin de l’université, taraudée par son envie d’étudier. »

S’en suit un long parcours de 14 ans d’études, durant lequel « elle poursuit ses trois vies d’épouse, de mère et d’étudiante. »

Et après un master en Grande-Bretagne et en Suisse, « elle revient à Kano pour terminer son doctorat à l’université Bayero. C’est ici qu’elle enseigne et poursuit aujourd’hui ses recherches en physique atmosphérique et météorologique. » Et « depuis six ans, elle dirige un groupe qui cherche des solutions aux impacts des changements climatiques dans le nord Nigeria. »

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