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Géorgie: la tension monte entre l'opposition et le parti au pouvoir

Audio 03:02
Des manifestants réclament la démission du gouvernement.
Des manifestants réclament la démission du gouvernement. AFP/Vano Shlamov

En Géorgie, le bras de fer continue entre l’opposition et le parti au pouvoir. En cause, la réforme du système électorale, promise par le gouvernement et finalement rejetée par le parlement.

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Tbilissi, la capitale géorgienne, est au cœur de la contestation avec hier soir un nouveau rassemblement de l’opposition devant les portes du parlement. L’opposition demande désormais non seulement la réforme du système électoral, mais aussi la démission du gouvernement et l’organisation d’élections anticipées. Le point de non-retour, aux yeux de l’opposition, a été atteint il y a une dizaine de jours lorsque le parlement a rejeté cette réforme du mode de scrutin – réforme qui avait été pourtant promise par les autorités à l’issue d’un premier mouvement de contestation en juin dernier. Un camouflet pour les partis d’opposition, qui ont formé une coalition assez impressionante : une vingtaine de formations contre le parti au pouvoir, Rêve Géorgien.

Rêve Géorgien arrivé à la tête du pays en 2012 et contrôlé par l’homme le plus riche de Géorgie

L’oligarque Bidzina Ivanichvili est une personnalité incontournable, omniprésente en Géorgie, et qui agit pourtant en coulisses. Il a été Premier ministre durant un an en 2012, après la victoire de son parti aux élections puis a ensuite démissionné mais a continué en réalité à nommer les dirigeants de son pays par le biais de son parti. De nombreux responsables politiques géorgiens comptent d’ailleurs parmi ses anciens collaborateurs. Sa fortune est colossale : elle est évaluée à 7 milliards de dollars, ce qui représente environ 40 % du PIB géorgien.

Néanmoins, il est aussi accusé par ses détracteurs de se montrer trop complaisant avec la Russie. L’opposition accuse également cet homme de l’ombre, de vouloir conserver le pouvoir à tout prix. Autant de griefs qui nourrissent le mouvement de contestation qui se développe en Géorgie.

Une mobilisation qui peine à convaincre

Pour l’instant, la mobilisation patine. Les manfiestations réunissent plusieurs milliers de personnes, jusqu’à 20 000 manifestants au plus fort de la mobilisation – mais c’est encore trop peu pour faire basculer le rapport de force en faveur de l’opposition.

D’ailleurs, l’un des objectifs de la manifestation organisée lundi, était de bloquer les accès au parlement, l’opposition n’y est pas parvenu. Sa stratégie de tension et de confrontation avec le pouvoir, semble avoir échoué. L’opposition n’a toutefois pas l’intention de baisser les bras. Elle refuse de jouer le jeu institutionnel, et elle continue d’occuper les abords du parlement, même si elle ne parvient pas à en barrer les accès aux députés restés fidèles au parti au pouvoir.

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