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Revue de presse française

À la Une: veillée d’armes syndicale

Audio 06:45
Une entrée fermée de la station de métro République lors d'une grève à Paris.
Une entrée fermée de la station de métro République lors d'une grève à Paris. REUTERS/Christian Hartmann

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C’est en effet demain jeudi, le grand jour, pour les uns, la galère pour les autres… La grève reconductible contre la réforme des retraites va commencer…

« Comment s’organiser ? », s’interroge Sud-Ouest.

« À quoi s’attendre ce jeudi », lance Le Courrier Picard.

« Ce qui nous attend », renchérit La Dépêche.

« Ce qu’ils ont prévu », insiste La Voix du Nord.

« Tout ce qu’il fait savoir », s’exclame Nice-Matin.

Pour ce qui est de Paris, les prévisions sont alarmistes : « du jamais-vu depuis 1995, affirme Le Parisien. Sur les rails, dans le métro, dans le ciel et sur la route, il sera très compliqué, voire impossible, de se déplacer demain. » En effet, « 9 trains sur 10 annulés à la SNCF, 11 lignes de métro sur 16 fermées à Paris, dans les airs, 20 % des avions cloués au sol. » Du coup, il faut s’attendre à des « engorgements » monstres sur les routes…

Cela va-t-il durer ?

En effet, demain, « jeudi la France sera en panne, constate La Nouvelle République. Trains à quai, avions au sol, écoles et guichets administratifs de toute nature fermés. C’est l’"Apocalypse now" social annoncé. Le mur d’airain contre lequel la réforme des retraites et plus généralement le gouvernement doit se fracasser. Les Français dûment informés s’organisent, ressuscitant de vieilles solidarités. Les grands parents, parfois mal pensionnés et qui auraient eux aussi quelques raisons de défiler sont priés de garder les mioches. »

« Quelle forme prendra le mouvement ? Quelle intensité et, plus encore, quelle durée ?, s’interroge L’Est Républicain. C’est tout l’enjeu des jours à venir. Pour des syndicats de plus en plus débordés par leur base. Également pour l’exécutif qui semble jouer la montre et attendre de voir l’étendue des dégâts pour adapter sa réponse. Ce qui, sur le chemin d’une réforme aussi essentielle ressemble plus à du cabotage qu’à une politique mûrie et déterminée. »

« Rarement l’annonce d’un mouvement de grève n’aura suscité autant d’interrogations, d’inquiétudes et de commentaires, pointe pour sa part L’Union. Et même de comparaisons pour ceux qui ont connu les manifestations de 1995. Si 24 ans plus tard, les ingrédients sont les mêmes, réforme des retraites et mécontentement social généralisé, la mobilisation de cette année arrive dans un contexte beaucoup plus tendu : celui d’un an de gilets jaunes, celui d’une défiance sans commune mesure envers les institutions, les médias et les politiques. »

Flou…

Alors, sur le fond, quelle forme pourrait prendre cette réforme des retraites ? En fait, on n’en sait rien ou pas grand-chose…

« Depuis plusieurs mois, constate Libération, le gouvernement a semé la confusion, à grand renfort de déclarations contradictoires sur les réformes "paramétrique" et "systémique" qu’il conviendrait (ou pas) de mener de front. Quels gagnants, quels perdants ? Matignon balaie la question : "Il n’y a que des gagnants puisque nous sauvons le système de retraite". Quand et comment doit s’opérer le retour à l’équilibre de l’actuel système ? Faut-il prévoir un "âge pivot" et s’en tenir à "la clause du grand-père" pour mettre en œuvre le nouveau régime universel qui se substituera, très progressivement, aux 42 régimes condamnés à disparaître ? Sur ces questions, le pouvoir a entretenu un flou virant parfois aux couacs. »

Qui pourraient être les gagnants et les perdants de la réforme ?

Libération a analysé les conséquences de la réforme des retraites pour plusieurs catégories professionnelles et profils. Avec toujours cette questions : les arbitrages rendus après la manif de jeudi corrigeront-ils le tir pour les perdants ?

Exemple : « les agriculteurs, artisans et commerçants : ils seraient gagnants… parce qu’ils touchent de petites retraites et qu’Emmanuel Macron a promis pour cette réforme une retraite minimale à 1 000 euros pour une carrière complète. À condition que… le gouvernement tienne cette promesse d’un "minimum contributif à 85 % du smic pour une carrière complète". »

Autre exemple, toujours d’après Libération : « les enseignants : ils y perdront… parce qu’aujourd’hui leur retraite est calculée sur leurs six derniers mois de travail, et que demain c’est l’ensemble de la carrière qui sera prise en compte. Pour compenser ce changement chez les fonctionnaires, le gouvernement a prévu d’intégrer les primes dans le calcul de la retraite alors qu’elles sont, jusqu’ici, très peu comptabilisées. Mais si les primes représentent, en moyenne, près d’un quart de la rémunération des fonctionnaires, ce taux chute à 10 % pour les enseignants, et même à 5 % pour ceux du premier degré. Sauf si… le gouvernement revalorise vraiment leurs rémunérations. Mais début octobre, Macron s’était montré réticent à cette idée, qui pourrait coûter 10 milliards. »

À la Une également : la guerre est déclarée entre Trump et Macron…

« Après avoir entretenu une amitié de façade, Emmanuel Macron et Donald Trump sont désormais à couteaux tirés, constate en effet Le Midi Libre. Finis devant la presse les fastueux repas à la Maison Blanche et les accolades sur les Champs-Élysées le 14 juillet. La "love comedy" entre le kid d’Amiens et le mégalo new-yorkais est cette fois bel et bien terminée. Taxes commerciales, Gafa, Iran, climat, immigration : la liste des divergences bilatérales est devenue trop grande. Au point de ne plus pouvoir cacher la "fâcherie". »

Celui qui a mis le feu aux poudres, rappelle Le Journal de la Haute-Marne, c’est Emmanuel Macron qui avait récemment « considéré, non sans un certain sens de la provocation, l’Otan comme étant en état de "mort cérébrale". Grosse colère surjouée de Donald Trump. Qui, fidèle à sa désormais très prévisible stratégie, a pris ses grands airs face au Président français et glissé sur le terrain… économique. Un mélange des genres dont il a l’habitude, jusqu’à en devenir parfois quasiment incohérent. »

En effet, relève La Croix, « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais. Ainsi peut-on résumer l’attitude de l’administration américaine s’agissant des relations économiques internationales. Depuis deux ans, les États-Unis ont pris de nombreuses sanctions contre leurs partenaires commerciaux. [...] Pour autant, constate le quotidien catholique, l’Amérique n’accepte en aucun cas qu’un autre pays fasse de même. Lorsque la France décide d’imposer les plateformes numériques via ce que l’on appelle la taxe Gafa, le Goliath américain grimpe sur ses grands chevaux et annonce sa volonté d’instaurer des taxes douanières allant jusqu’à 100 % sur le champagne, le fromage ou la maroquinerie. L’attitude de Donald Trump, conclut La Croix, en dit long sur l’influence de multinationales comme Google, Amazon ou Facebook. »

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