Accéder au contenu principal
Revue de presse Afrique

À la Une : fin d’une campagne compliquée en Algérie 

Audio 04:38
Des Algériens manifestent en faveur du scrutin du 12 décembre prochain, le 30 novembre à Alger.
Des Algériens manifestent en faveur du scrutin du 12 décembre prochain, le 30 novembre à Alger. RYAD KRAMDI / AFP

Publicité

Une campagne « inédite » pour le site Tout sur l’Algérie, qui y revient ce matin car « C’est ce dimanche 8 décembre à minuit que s’achevait la campagne électorale pour la présidentielle » de jeudi. « Entamée le 17 novembre dernier, elle s’est déroulée dans une conjoncture politique marquée par la poursuite du hirak », rappelle TSA. « Elle a pris les allures d’un véritable parcours du combattant pour les cinq candidats en lice. Confrontés à l’hostilité d’une bonne partie de la population, ces candidats catalogués par la rue comme étant des figures résiduelles du système, ont eu toutes les peines du monde estime le site internet. »

« En plus d’être souvent hués par des manifestants qui venaient perturber leur meeting, ils ont aussi pêché par une pauvreté du discours persuasif sur l’utilité du scrutin et sur la nécessité de la participation ». Car oui, développe TSA, « face à leur auditoire, maigre dans la plupart des cas, les candidats se sont essentiellement employés à convaincre les électeurs de se rendre massivement aux urnes ». Mais les questions qui fâchent n’ont pas été abordées. « Aucun candidat n’a ainsi évoqué la manière de traiter avec le « Hirak », ils se contentaient « seulement de louer son pacifisme ».

Pourtant, conclut le site : les multiples arrestations, les libertés malmenées, la diplomatie ou bien encore le bilan de Bouteflika ont en revanche été omis

« Les débuts laborieux du scrutin à l’étranger »

« Sous haute tension et sécurité renforcée », le vote « a débuté timidement » ce week-end pour la communauté nationale établie à l’étranger note le journal El Watan. « Et pour cause, reprend-il, l’opération de vote, censée se poursuivre jusqu’au 12 décembre, a été marquée par de nombreuses actions de protestation des anti-élection. El Watan tient la liste : « Initiés par des collectifs citoyens pro-hirak, plusieurs manifestations et rassemblements ont été organisés au niveau des centres de vote en France mais aussi en Belgique, Suisse, Espagne, Grande-Bretagne, Etats-Unis »… Ou bien encore au Canada, comme on peut le lire en effet sur le site de Radio Canada : « des centaines de membres de la communauté algérienne ont manifesté ce dimanche à Montréal . Là-bas aussi, explique l’article , les manifestants croient que l’élection est une véritable mascarade…»

La restitution des « biens mal acquis » confisqués par la justice française

« Comment ne pas rendre au voleur le butin de son hold-up ? Deux députés viennent de remettre les pieds dans le plat dans un rapport parlementaire », nous explique le quotidien français Libération : le centriste Jean-Luc Warsmann et le député de la majorité présidentielle Laurent Saint-Martin. Sollicités par les services du Premier ministre, ils pointent une fois de plus « qu’aucun mécanisme ne garantit la restitution des avoirs confisqués aux populations locales, véritables victimes des faits de corruption ou de détournement de fonds ». En l’état actuel du droit, poursuit le rapport, « les biens saisis abondent le budget de l’Etat [français], de manière injustifiée, la France n’étant pas victime des infractions commises. »

Donc, que faire ? Remettre ces avoirs aux gouvernants en place, comme l’a fait la Suisse pendant une trentaine d’années par exemple ? Là, Libération ironise : cela « revient à pisser dans un violon ».

Alors à l’image d’un sénateur socialiste au printemps déjà, les deux députés préconisent aujourd’hui « de confier la restitution des « biens mal acquis » à des organisations tierces. Comme l’Agence française de développement (AFD) ou des ONG. A charge pour elles de redistribuer les fonds. »

Un point « parfois plus facile à dire qu’à faire » ironise encore Libé : « en 2009, faute de destinataires, 2 millions d’euros qui appartenaient au général Mobutu ont été finalement restitués à ses héritiers de sang…».

Une question toujours d’actualité

Non seulement s’ouvre aujourd’hui, à Paris, le procès pour blanchiment de Rifaat al-Assad, l’oncle du président syrien, mais doit également s’ouvrir - note Libération - le procès en appel de Teodorin Obiang, le fils du président de Guinée-équatoriale, actuel vice-président en charge du ministère de la Défense. « Un cas d’école » pour le quotidien qui rappelle : « En première instance, la justice française l’a condamné à trois ans de prison avec sursis, […] mais elle a surtout ordonné la confiscation de ses biens sur le sol français – des biens évalués à 150 millions d’euros ». Partant, semblant préjuger le résultat de l’appel, « que faire du pactole ? » demande à nouveau Libération, d’autant qu’ « à la barre du tribunal français, l’État équato-guinéen avait fait mine de se constituer partie civile, tout en contestant la moindre infraction commise par son vice-président. Et cela - souligne le journal -, sans réclamer la moindre restitution de fonds ».

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.