Accéder au contenu principal
Revue de presse française

À la Une: le Brexit en bout de piste

Audio 04:16
Le parti de Boris Johnson, les conservateurs, a remporté la majorité parlementaire avec 368 sièges.
Le parti de Boris Johnson, les conservateurs, a remporté la majorité parlementaire avec 368 sièges. AFP/Daniel Leal-Olivas

Publicité

« La voie est [...] ouverte pour le Brexit », lance en effet Le Figaro. Car le Premier ministre britannique, dont ce quotidien reconnaît le « génie », a « réussi son pari » en remportant une majorité que ce journal qualifie d’« écrasante », tout en soulignant que ladite majorité se révèle « sans précédent depuis l’ère Thatcher ».

« Le Brexit aura donc lieu le 31 janvier 2020 », annonce Libération, car la victoire des conservateurs est « large et absolument sans ambiguïté », souligne le site de ce quotidien, « pour le Labour, la claque est terrible ». Libé craint en effet que les bastions traditionnels travaillistes, ces régions du Midlands et du nord de l’Angleterre qui, au cours de cette élection, ont été baptisés le « Mur rouge » soient « probablement tombés dans l’escarcelle des conservateurs ». Quant au troisième parti du pays, les Libéraux-démocrates, qui prônait une annulation pure et simple du Brexit, il a « totalement raté ses élections », souligne encore Libé.

La presse voit apparaître le spectre de l’éclatement du Royaume-Uni :

C’est une conséquence de ce scrutin que pointe Le Monde. Le site Internet de ce journal relève en effet la déclaration de la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon, cheffe de file du Scottish National Party. Nicola Sturgeon vient en effet de dire que l’Écosse « doit être autorisée à organiser un nouveau référendum d’autodétermination » après la victoire écrasante des nationalistes aux élections générales, son parti ayant obtenu 55 des 59 sièges qui étaient à pourvoir en Écosse. « Boris Johnson a peut-être reçu un mandat pour faire sortir l’Angleterre de l’Union européenne. Il n’a absolument pas le mandat de faire sortir l’Ecosse de l’Union européenne », a dit Nicolas Sturgeon.

En France, Jean-Paul Delevoye dans la tempête. Le haut-commissaire chargé des retraites se retrouve en position délicate après les révélations sur le cumul d’un salaire dans le privé et son poste au gouvernement. Un cumul inconstitutionnel :

Et Jean-Paul Delevoye le dit à Libération, il a « pensé à démissionner », ne voulant pas être une « source de fragilisation » de la réforme. « Je mesure tout à fait la perte de crédit », « si j’estimais à un moment que je suis devenu un sujet de fragilité, j’en tirerais les conséquences », prévient le haut-commissaire chargé de la réforme des retraites.

La France à son neuvième jour de grève contre ce projet de réforme

« La France fatigue », lance Le Parisien, « alors que le mouvement social contre la réforme des retraites entre dans sa deuxième semaine, la tension monte dans les transports ».

C’est « la bataille de l’opinion », constate Les Echos.

Justement. Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et France Info réalisé après l'allocution d'Édouard Philippe, plus de six Français sur dix (61 %) n'ont pas trouvé le Premier ministre convainquant lors de sa présentation du projet de réforme des retraites et 68 % estiment le mouvement de grève justifié, contre 32 % d'un avis contraire. Cette enquête indique aussi que les plus jeunes sont les plus opposés à la réforme, avec 76 % des personnes nées « à partir de 1975 » qui jugent le mouvement de grève justifié, pour seulement 55 % des 65 ans et plus.

Or, « à l’Elysée et Matignon, on épluche les sondages », signale Libération. Pour ce journal, pas de doute, « l’exécutif, après avoir soudé le front syndical, cherche à le diviser. Le chaud après le froid. C’est de bonne guerre, pointe Libé : contrairement à ce qu’a voulu faire croire Édouard Philippe mercredi, c’est bien dans une bataille qu’il s’est engagé. Celle de l’opinion. Avec des sapins en fantassins ».

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.