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Revue de presse française

À la Une: «l’affaire Delevoye» qui prend de l’ampleur

Audio 05:52
Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire aux Retraites, le 30 septembre 2019.
Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire aux Retraites, le 30 septembre 2019. AFP/Eric Feferberg

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Déjà dans la tourmente par les premières révélations de presse sur plusieurs fonctions par lui occupées mais non-déclarées, le « monsieur retraites » du gouvernement est à nouveau épinglé par Le Monde sur ce que ce journal appelle les « oublis en série » de Jean-Paul Delevoye dans sa déclaration d’intérêts, pourtant obligatoire, à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

Selon Le Monde, ce sont finalement pas moins de « treize mandats », dont onze bénévoles, que le haut-commissaire chargé des retraites a finalement déclaré à la Haute Autorité, parmi lesquels celui de « président de l’Observatoire régional de la commande publique des hauts-de-France ». Ce journal précise que ladite Autorité se prononcera mercredi sur la transmission ou non de ce dossier à la justice.

Certes, ce matin, dans Le Parisien Dimanche, le Premier ministre apporte son soutien au « monsieur retraites » en pleine tempête. « La bonne foi de Jean-Paul Delevoye est totale » dit Edouard Philippe à ce journal. Mais dans Le Journal du Dimanche, un « ami » du chef du gouvernement admet que cette « affaire » est, dit-il « emmerdante ». Et un « habitué de l’Élysée » prévient dans Le JDD que si Jean-Paul Delevoye « ne peut pas démissionner en pleine crise, [...] une fois la polémique terminée, il devra partir ». Dans cet hebdomadaire également, un syndicaliste estime que Jean-Paul Delevoye est « grillé ».

De quoi alourdir encore plus le climat social, alors que nombre de Français se demandent s’il y aura encore grève à Noël :

Ceux-là seront peut-être rassurés par le chef de la CFDT, premier syndicat de France, qui dit dans Le Journal du Dimanche ne pas souhaiter de « blocage des transports pour Noël. Ne faisons pas payer l’addition aux usagers », déclare Laurent Berger dans Le JDD, avant d’ajouter : « ensuite, en janvier, il fera jour ». Ambiance.

Dans ce conflit, on l’a vu, le syndicat Cgt s’arc-boute sur la retraite à 60 ans. Alors, l’hebdomadaire Marianne ironise. La retraite à 60 ans ? C’est « un sparadrap digne de celui du capitaine Haddock, dont il ne sera pas facile de se débarrasser ». Dans cet imbroglio des retraites, ce magazine s’en prend au président français, « l’homme qui nous a lancé sur ce toboggan ». Emmanuel Macron ? « C’est un homme qui cherche à faire excuser son intelligence qui est grande par une inexpérience qui se révèle tout simplement désastreuse », se navre Marianne. Lequel journal se demande « comment l’homme qui, en arrivant à l’Élysée, s’est hâté d’accroître les inégalités entre les salariés et les patrons [...] aurait-il la moindre autorité pour réduire celles qui existent à l’intérieur du monde salarial lui-même ? ».

Mais comment comprendre ces manifestations de rues, aussi bien celles contre la réforme des retraites que celles des « gilets jaunes » ? Pour tenter de répondre à cette question, le magazine L’Obs donne cette semaine la parole à deux penseurs, Edgar Morin et Régis Debray. Le premier « inscrit ces manifestations dans la séquence protestataire que vit actuellement la planète : en France comme ailleurs, le rejet du néo-libéralisme autoritaire serait en cause », estime égard Morin dans L’Obs.Le second y voit une « émeute des sans espoir » : « Le point de retraite a joué en point d’accroche pour une colère plus profonde », juge Régis Debray. Une colère qui viserait la « gouvernance par les nombres » menée par « ceux qui sont au chaud », explique L’Obs.

Choses vues à Banjul, en Gambie où siège depuis le début de l’année la commission vérité, réconciliation et réparations. Les audiences sont retransmises en direct. Et toute la Gambie est à l’écoute :

Reportage de La Croix L’Hebdo (en partenariat avec RFI), où l’on voit les bourreaux d’hier venir plein écran reconnaître leurs crimes, comme par exemple Édward Singhateh, « compagnon de l’ex-président Yahya Jammeth dès la première heure, militaire reconverti en avocat au Nigeria, une réputation de "sadique" à son actif, relate cet hebdomadaire. C’est bien lui. Audimat garanti. Intense, dramatique, son interrogatoire va tenir la rue en haleine trois jours durant. Aussi rassembleur qu’un match de foot, aussi prenant qu’une série ». Le président de la Commission l’interroge sur sa participation au putsch qui a précipité la Gambie dans l’abîme. « Le spectacle devient palpitant, raconte encore La Croix L’Hebdo. Le témoin décrit la tactique du putsch de 1994 [...] Pour éviter des émules, l’avocat principal préfèrera en rester là ».

Et puis il y a cette femme qui apprend en direct « les circonstances de la mort de l’un de ses trois frères ». Ou ce viel homme, celles de la mort de son fils. « Quatre ans plus tard, des audiences de la commission vérité et réconciliation mentionnant son fils ajouteront la part manquante. "J’ai appris qu’on l’avait jeté dans une fosse commune, sans prière", explique-t-il. Pas en sanglots, seulement un silence, et il poursuit :"Cela m’a envahi. Vous élevez un enfant depuis sa naissance et puis…" Mais, depuis, le solide patriarche goûte à un semblant de repos », constate La Croix L’Hebdo.

Salutations confraternelles pour conclure au magazine Psychologies, qui fête ses cinquante ans avec un hors-série collector :

Depuis un demi-siècle, ce journal « n’a jamais cessé d’accueillir dans ses pages les thérapeutes et les penseurs les plus pionniers et les plus aidants », s’enorgueillit-il. Bon anniversaire Psychologies magazine !

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