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Revue de presse française

À la Une: c’est par où la sortie?

Audio 06:13
Manifestation contre la réforme des retraites, à Paris, le 12 décembre dernier.
Manifestation contre la réforme des retraites, à Paris, le 12 décembre dernier. DOMINIQUE FAGET / AFP

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Interrogation en première page de Libération. « Comment sortir du blocage ? », renchérit Ouest-France. En effet, comment en finir avec cette grève ? Un compromis est-il possible ? Au-delà de la bataille des chiffres sur la mobilisation d’hier - moins ou plus de manifestants que le 5 et le 10 décembre dernier -, il est temps de chercher des solutions.

Pour Libération, « la sagesse voudrait maintenant que le gouvernement ne joue pas les fiers-à-bras. Il fait face à un mouvement stable mais toujours fort et déterminé. Il est donc temps de négocier sérieusement. Avec la CFDT, bien sûr, qui ne demande que cela. Il faut retirer de la discussion, estime Libération, cette funeste idée d’âge couperet qui plaît tant à la droite, sachant que l’âge réel de départ à la retraite, en tout état de cause, recule chaque année de quelques mois sous l’effet des réformes antérieures. Pourquoi, s’interroge le journal, rajouter à ces sacrifices programmés une amère potion supplémentaire ? Mais, poursuit Libération, il faut aussi arrondir les angles avec les cheminots et les agents de la RATP, qui voient leur contrat soudain modifié en cours de route. Et encore, rassurer les enseignants par des gestes concrets qui leur garantissent une pension intacte, comme on le leur promet sur tous les tons. Faute de ces nécessaires concessions, le gouvernement devra assumer la dégradation dangereuse des relations sociales en France. »

La CFDT a-t-elle la clé ?

« Après le succès relatif des manifestations d’hier, auxquelles appelait pour la première fois la CFDT (et la CFTC), Laurent Berger occupe désormais un rôle que l’on n’ose qualifier de pivot » : c’est ce qu’affirme Sud-Ouest. « Qu’il accepte de bouger et, pour peu qu’il soit suivi par ses troupes, ce qui n’est pas gagné, il y aura des trains à Noël (…) Qu’il annonce une reprise du mouvement social à la rentrée de janvier, et le conflit repartira de plus belle, faisant porter une menace sur la réforme elle-même, que le syndicat soutient pourtant. C’est l’avantage, pointe Sud-Ouest, de la guerre de mouvement, menée par la CFDT, sur la guerre de position dans laquelle s’enlisent la CGT, FO et SUD, mais aussi le gouvernement. Les fêtes de Noël se trouvent cette année placées sous la bonne (?) étoile de Berger. »

Non, pour Le Figaro, la solution ne passera pas par la CFDT.

« Il faudrait "oublier l’âge pivot" ou tout au moins repousser son application au nom du "dialogue social" pour ne pas se couper du "syndicat réformiste". Ensuite, comme par miracle, les trains et les métros rouleront ! Réformiste, Laurent Berger, qui propose, pour équilibrer nos régimes de retraites, la hausse des cotisations ? Équitable, le patron de la CFDT, quand il explique que les caisses excédentaires des régimes autonomes peuvent aisément combler le déficit ? Il faut se rendre à l’évidence, affirme Le Figaro : Laurent Berger n’est pas plus réformiste qu’une campagne électorale de François Hollande. Il n’est pas le pivot de cette réforme des retraites. Faut-il rappeler que c’est la CGT qui bloque les trains, les métros ? Que la CFDT-cheminots, dès le 5 décembre, n’a pas suivi les mots d’ordre de sa direction ? Qu’un ralliement de Laurent Berger n’arrêterait en rien blocages et débrayages ? »

Non, s’exclame encore Le Figaro, « le véritable point d’appui, ce n’est pas le syndicat réformiste, mais "l'électorat réformiste". Celui qui accepte, bonne pomme, les transitions spéciales pour les régimes spéciaux, les cotisations supplémentaires, mais ne pardonnerait pas un nouveau recul. »

Place à la négociation ?

En tout cas, « dès aujourd’hui, l’ambiance devrait changer, remarque L’Est républicain. Édouard Philippe recevra un à un les syndicats, avant de remettre le couvert jeudi avec tout le monde dans ce qui ressemblera à une assemblée générale de la contestation. Qui y aura-t-il à discuter ?, s’interroge le quotidien lorrain. Pas la peine de tourner autour du pot, ni autour de cet âge pivot qui grince de partout. La mesure d’âge, qui rallie tous les désaccords, semble condamnée. Parce que, au sein même de l’exécutif, elle divise. Parce qu’elle enlève toute chance à la moindre avancée. »

En effet, renchérit Ouest-France, « le renoncement à une mesure d’âge pourrait être la première concession majeure faite aux syndicats. Cela ne suffira pas à convaincre la CGT, FO et Sud de revenir dans le jeu des négociations. Le bloc réformiste avec l’Unsa, la CFTC et la CFDT attend en revanche ce geste. Il faudrait sans doute y ajouter des mesures liées à la pénibilité supprimées il y a quelques mois. »

Star Wars : neuf films plus tard…

À la Une également, le film événement qui sort ce mercredi sur les écrans français : Star Wars IX : L’Ascension de Skywalker…

Le dernier Star Wars « clôt un cycle de neuf films entamé il y a… quarante-deux ans », s’exclame Le Parisien. « Quarante-deux ans, avec des films qui ont marqué l’histoire et ont été vus, revus et adulés par des centaines de millions de spectateurs. Mais alors, fini, vraiment ?, s’interroge le journal. Pas tout à fait. L’aventure se poursuit déjà ailleurs, et devrait recommencer dans trois ans au cinéma. Le cycle Skywalker va se terminer. Mais il y aura donc un autre univers Star Wars. Quelle en sera la forme ? Disney est en pleine interrogation. Mais le studio, qui a racheté Lucasfilm en 2012, ne compte pas s’arrêter là, et a déjà commencé à prolonger l’aventure », avec notamment la série The Mandalorian qui sera disponible en mars prochain en France.

On en revient au film qui sort ce mercredi… Le Figaro applaudit : « L’Ascension de Skywalker par sa complexité narrative, synthétise les différentes directions mises en place dans Le Réveil de la Force, puis "twistées" dans Les Derniers Jedi. Le résultat laisse admiratif. Les pièces du puzzle étaient si éparpillées qu’il fallait bien le talent du réalisateur de Super 8 pour réaliser la quadrature du cercle : apporter au public une conclusion à la hauteur des attentes, développer une fresque pop mythologique aux combats titanesques, aux enjeux galactiques, tout en ménageant de beaux moments d’émotion, et surtout apporter son lot de réponses à toutes les questions que l’on se pose sur les personnages, dont le principal, Rey, est le plus énigmatique. »

Libération, pour sa part, n’a pas aimé L’Ascension de Skywalker : « Tout le film spécule et s’étire dans les limbes de son sillon exclusivement commercial en une cavalcade haletante de scènes d’action en terres inconnues et de rebondissements hébétés sur le seul ressort de l’identité secrète de l’héroïne Rey. (…) Une héroïne qui n’a plus aucune marge de manœuvre, confite en néo-Jeanne d’Arc menée par des voix et enkystée dans une lutte qui au fond la saoule. Elle le dit d’ailleurs, dès le début du film : "Je suis fatiguée". »

Les spectateurs le seront-ils eux-aussi, fatigués, après 2h22 de film ?

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