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Bonjour l'Europe

Automobile: la fusion PSA-Peugeot et FCA-Fiat-Chrysler vue d'Italie

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Carlos Tavares est le président du directoire du constructeur automobile français PSA.
Carlos Tavares est le président du directoire du constructeur automobile français PSA. Eric Piermont/AFP

En Italie, l’accord de fusion entre PSA (Peugeot, Citroën notamment) et FCA (Fiat Chrysler) pour former le 4e géant mondial de l’automobile est favorablement accueilli par le patronat et le gouvernement. Mais il suscite certaines perplexités au sein des syndicats, dont les représentants seront reçus par la direction de FCA ce vendredi 20 décembre à Turin.

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De notre correspondante à Rome,

Les noces entre les constructeurs automobiles français et italo-américain sont-elles considérées comme une opportunité qui pourra être utile à tous ?

On observe que la presse, généraliste ou spécialisée, salue la fusion entre PSA et Fiat Chrysler Automobile avant tout comme « un pôle crucial pour l’innovation et le développement » dans le secteur automobile. En particulier pour les véhicules hybrides, électriques et connectés.

Par ailleurs, jusqu’à présent, les politiques italiens ne s’étaient guère intéressés aux projets d’alliance, dont celui raté entre Fiat Chrysler et Renault. Mais cette fois-ci, le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, a accordé un entretien-fleuve au quotidien turinois La Stampa.

Pour lui, « cette fusion qui valorise les synergies est importante pour toute l’économie européenne ». Parmi les partis politiques, seule la Ligue nationaliste de Matteo Salvini se montre très critique, parce que le président désigné du groupe est le patron de PSA, Carlos Tavares.

Pour le patronat, l’accord est perçu comme une belle opération, du point de vue stratégique. En France en revanche, les syndicats s’interrogent sur le maintien du niveau d’activité des sites de production et sur l’évolution de l’emploi.

Comment réagissent les syndicats italiens ?

Les responsables de la branche métallo des syndicats, qui seront reçus ce vendredi par la direction de Fiat Chrysler à Turin, vont demander avant tout des garanties pour les 199 000 emplois en Italie. D’autant que les sites fonctionnent à environ 60% de leur capacité. Ce qui est objectivement inquiétant.

Mais les grandes organisations syndicales, comme la CGIL, la Confédération générale des travailleurs italiens, se félicitent du nouveau modèle de gouvernance. Celui-ci prévoie deux représentants des salariés de PSA et FCA dans le conseil d’administration. CA dont John Elkann, 43 ans, président du groupe italo-américain, et hériter de la famille Agnelli, prendra la tête.

Quels sont les premiers défis à relever pour FCA ?

D’après l’expert en économie industrielle, Giuseppe Berta, enseignant à l’université Bocconi de Milan, Fiat Chrysler doit « investir davantage, et rapidement dans les automobiles et batteries électriques ».

Actuellement, la production de ces véhicules, comme la version électrique de la Fiat 500, qui sera sur le marché l’été 2020, se limite à 1,3% du total en Italie. Pour éviter de fermer des sites, FCA devrait aussi revitaliser deux marques historiques, Alfa Romeo et Maserati qui ont été délaissées depuis trop longtemps. Autrement dit, il faut une nouvelle vision industrielle pour un bon mariage avec PSA.

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