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Nouvelles technologies

[Rediffusion] La revanche des ailes volantes

Audio 02:04
Sa structure est un assemblage de centaines de minuscules pièces en 3D identiques qui forment un cadre en treillis.
Sa structure est un assemblage de centaines de minuscules pièces en 3D identiques qui forment un cadre en treillis. Nasa

Des ingénieurs américains ont développé un nouveau type d’aile d’avion capable de se déformer instantanément pour adapter son aérodynamisme de manière passive à toutes les conditions de vol. La structure de cette aile volante hyper résistante et ultra légère s’inspire de celles des oiseaux quand ils réalisent leurs prouesses de haute voltige.

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Depuis les vols historiques de Clément Ader et celui des frères Wright, la configuration d’un avion à hélice ou à réaction est restée à peu près la même : un moteur pour propulser l’engin et une paire d’ailes pour que votre aéronef navigue dans les cieux. Sans oublier toute une mécanique compliquée à base de câbles ou de vérins hydrauliques qui activeront les ailerons de l’appareil afin de pouvoir le diriger.

Jusqu'au début de la Première Guerre mondiale, les avions ne disposaient pas, par ailleurs, de ces dispositifs d'empennages qui permettent de virer de bord. Les câbles reliés au manche à balai du pilote tordaient des ailes plus ou moins souples, composées à l’époque de toiles et de balsa, afin d’incliner leur machine à gauche ou à droite et ainsi changer de direction. Les zincs modernes faits de métal ou de matières composites rigides n’offrent plus cette possibilité.

Des ailes semblables à des avions militaires furtifs

« Si au moins nous pouvions imiter les ailes des oiseaux qui changent naturellement de configuration quand ils virevoltent ! », ont voulu expérimenter les ingénieurs de l’agence spatiale américaine et les chercheurs l’Institut des Technologies du Massachusetts. Leur prototype d’aile d’avion est plus léger mais aussi solide que les ailes conventionnelles. Sa structure est un assemblage de centaines de minuscules pièces en 3D identiques qui forment un cadre en treillis. Le tout est recouvert d’une fine couche aérogel à base de polymère. La machine adopte la forme d’une aile volante ressemblant ainsi aux avions militaires furtifs.

Mais rappelons que ces appareils capables d’échapper aux radars ennemis volent aussi bien que des pierres, sans l’assistance de leurs puissants calculateurs. Un vilain défaut aérodynamique aujourd’hui complètement gommé avec l’aile volante mise au point par la Nasa et le MIT. Elle se déforme intégralement pour s’adapter à chaque phase du vol, du décollage jusqu’à l’atterrissage. Les tests effectués en soufflerie ont validé le concept : le prototype expérimenté, d’une taille comparable à celle d’un avion monoplace, n’intègre ni fuselage, ni gouvernes de directions. Par ailleurs, son processus de construction à base de pièces toutes identiques serait facilement réalisable par des robots d’assemblage autonome.

Simple, efficace avec matériaux peu coûteux, ses inventeurs prévoient de fabriquer en employant le même procédé d’autres structures comme des pales d’éoliennes, des ponts, mais aussi des stations spatiales. Sans oublier un aéronef fonctionnel à usage civil SVP, qui « comme l'oiseau » de cette vieille rengaine qu’interprétait Michel Fugain et son Big Bazar, nous offrira enfin de pouvoir vivre d’air pur et d’eau fraîche, en allant toujours plus haut.

Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

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