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Revue de presse française

À la Une: la fin du franc FCA, pas qu'un symbole

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Les présidents français et ivoirien Emmanuel Macron et Alassane Ouattara.
Les présidents français et ivoirien Emmanuel Macron et Alassane Ouattara. AFP/Sia Kambou

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C’est même à la Une de La Croix. Photo de l’accolade entre Emmanuel Macron et Alassane Ouattara, tout sourire. « Une page se tourne en Afrique de l’Ouest », nous dit le quotidien catholique pour qui « la France manifeste son souhait de tourner la page d'une certaine "Françafrique" ». L’éditorialiste Guillaume Goubert estime qu’il sera moins aisé de « la rendre responsable des difficultés que l'Afrique peut traverser. Ce partenariat où chacun assume sa part de responsabilités est une nécessité pour bâtir un avenir commun entre la France et l'Afrique francophone. Une étape a été franchie dans le domaine économique. Il reste, en revanche, à progresser sur les enjeux migratoires et - c'est le plus urgent - sur le terrain militaire. Là aussi, nous avons bien un intérêt commun. Résister au djihadisme est nécessaire à l'Europe comme aux sociétés africaines. Mais cela ne peut pas reposer seulement sur quelques milliers de soldats français. »

« Même si les liens monétaires sont loin d'être tous coupés , explique pour sa part La République des Pyrénées,  favoriser la création d'une future monnaie unique africaine en commençant par les pays plus proches de la France, est sans doute une façon de signifier l'intérêt d'établir de nouvelles relations basées sur la confiance et non plus la défiance. »

Commentaires très positifs aussi dans La Montagne

Pour le journal diffusé dans le Massif Central, où se situe Chamalières, la ville où sont imprimés les francs CFA, « Emmanuel Macron a liquidé un symbole fort et encombrant. En finir avec le franc CFA, cet instrument monétaire de tutelle postcoloniale, c'est dans son esprit tourner définitivement le dos à la Françafrique. Ce système opaque d'intérêts croisés, de tambouilles nauséabondes a trop longtemps maintenu un dangereux statu quo. Une dépendance empoisonnée à Paris. En pariant sur les jeunes générations, qui, comme lui, sont nées après les indépendances, le président français espère ouvrir un nouveau chapitre. Expurgé des fautes d'un lourd passé. »

En finir avec le CFA, une réforme incontournable ?

À en croire Les Dernières Nouvelles d'Alsace, cette réforme du franc CFA était inévitable.« Il ne s'agit pas que d'un symbole. La fin du franc CFA annonce un réel changement de paradigme. Pour reprendre leur destin en main, les États d'Afrique de l'Ouest n'auront d'autre choix que de se doter d'une monnaie commune et souveraine, garantie par un panier de devises internationales et non plus par une valeur unique. C'est une question d'horizon et de sens de l'histoire. La seule manière d'en finir avec ce serpent (monétaire) qui se mord la queue depuis trop longtemps. »

Un climat incendiaire en Australie

Photos extrêmement spectaculaires à la Une de Libération. Des arbres qui brûlent devant un pompier seul, impuissant face un drame national sous des températures extrêmes et un manque de pluie. « Un drame international », nous dit Laurent Joffrin dans son édito : « Notre avenir serait-il australien ? Le sort qui frappe l’île-continent préfigure-t-il le destin commun ? On cherche souvent les traces tangibles de la crise climatique dans le rétrécissement des glaces du Grand Nord. Et si elles étaient encore plus visibles à l’extrême sud des terres habitables ? L’Australie est le miroir grossissant d’un avenir écologique, mais aussi politique. Comme au Brésil, comme aux États-Unis, comme en Russie, le gouvernement australien est dirigé par un homme qui affecte au mieux de l’indifférence à l’égard du danger climatique, au pire un pur et simple négationnisme. C’est au premier chef l’aveuglement arrogant de la droite climatosceptique qui met en danger l’humanité. »

Premier Noël sans Notre-Dame

Dossier spécial dans le Parisien-Aujourd’hui en France à propos de cette situation inédite depuis deux siècles. Croyants et touristes du monde entier vont être privés de la messe de minuit à la cathédrale. Huit mois après l’incendie, le journal donne la parole à ceux qu’il appelle les orphelins de Notre-Dame. L’un d’eux évoque « l’espérance d’une résurrection ». Le Parisien refait d’ailleurs l’histoire de ce chantier sous tension, parsemé de polémiques, alors que les dons continuent d’affluer. Ils seraient même en hausse pendant cette période d’avant-Noël.

Le sacre de la « petite reine »

Des vélos, des vélos, et encore des vélos dans les rues de Paris et des grandes villes françaises bloquées par la grève contre la réforme des retraites. Elle va durer encore plusieurs semaines dans les transports urbains. Sujet plutôt inhabituel à la Une du Figaro qui montre des bicyclettes envahissant la chaussée et la place traditionnelle des voitures. Les Français, explique l'éditorial d'Étienne de Montety, « n’ont certes pas attendu Philippe Martinez, patron de la CGT. Le cinéma de Jacques Tati, la chanson d’Yves Montand, les exploits d’Hinault et d’Alaphilippe nous ont rendu familier le vélo. Mais jusqu’à maintenant, son usage était plutôt synonyme d’escapades de printemps et de déjeuners sur l’herbe. Aujourd’hui, la petite reine est en passe de conquérir le cœur de l’homo urbanus. »

Et Paris, sillonnée par les cyclistes, de prendre certains jours des allures d’Amsterdam ou de Copenhague, capitales pionnières dans ce que la terminologie municipale qualifie de « mobilités douces ». Un article nous apprend qu'au Danemark, le vélo électrique remplace la deuxième voiture. Un autre nous dit que le cycliste « n'admet aucune loi », que le piéton parisien est « en danger ».

Retrouver le chemin de la liberté

Étienne de Montety poursuit : « on pourra railler le genre "bobo", faire remarquer que cette pratique reste l’apanage de l’homme des villes, à la rigueur du banlieusard, mais n’est pas à la portée de l’homme des champs condamné par l’éloignement à utiliser sa voiture. Le fait est là : le vélo a pris son essor. »

Assiste-t-on à une vague de fond ou à un simple effet de mode ? « Un cycle passager ? » aurait résumé Antoine Blondin. « L’avenir le dira. Mais on sent déjà confusément que le citadin, harassé par les contraintes de la vie moderne, recherche d’abord en enfourchant son destrier de métal à retrouver le chemin de la liberté ».

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