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En Hongrie, le plan du gouvernement pour relancer la natalité

Audio 03:28
Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán veut relancer la natalité.
Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán veut relancer la natalité. AFP/Ludovic Marin

À Budapest, le Premier ministre Viktor Orbán veut redresser la démographie dans un pays menacé par le vieillissement de la population. Son gouvernement vient de lancer un programme national pour la reproduction.

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Ce n'est évidemment pas un programme où les Hongroises vont être forcées de procréer, comme dans la série télévisée « The Handmaid's Tale : La servante écarlate ». Il s’agit de soutenir les couples qui n’arrivent pas à avoir des enfants. Ils seraient 150 000 en Hongrie.

Pour les aider à réaliser leur rêve, le gouvernement veut dynamiser le système de la fécondation in vitro. D’abord avec une aide financière : la fécondation in vitro coûte l’équivalent de 3 300 euros et est actuellement remboursée à 70 % par la sécurité sociale, et 30 % reste à la charge des familles. À partir de juillet 2020, tout sera entièrement gratuit pour les couples.

Deuxième mesure : l’État va prendre le contrôle de cliniques privées qui s’occupent de fécondation in vitro. La Hongrie en compte au total une dizaine, outre les 3 établissements d’État qui assurent ce service.

Vers une nationalisation des cliniques privées ?

Les détails de l'opération ne sont pas encore connus mais il ne semble pas que le gouvernement hongrois s'oriente vers une nationalisation. Il s'agirait plutôt d'une sorte de leasing limité à 3 ans, pendant lesquels le gouvernement dirigera ces établissement privés dont le nombre est encore inconnu. L’objectif invoqué est de rendre la procédure de fécondation in vitro plus rapide.

Actuellement, les couples attendent des mois pour avoir un rendez-vous, que ce soit dans les établissements d’État ou dans les cliniques privées. Ces longs délais ne sont pas dus à un manque de personnel mais au fait que le gouvernement a limité le nombre annuel de fécondation in vitro autorisé pour les cliniques. La suppression de cette limite aurait pu sufir à accélérer les procédures. Mais le gouvernement Orbán est persuadé que l’État est un gestionnaire efficace et que tout marchera mieux s'il est propriétaire et s’il s’occupe de tout.

Problème démographique

La Hongrie perd des habitants depuis 1981. Et si cela continue, la population pourrait chuter de 9,7 millions d’habitants actuellement à 6 millions en 2070. Après avoir lancé plusieurs plans pour inciter les Hongrois à faire plus d’enfants, le gouvernement assure que le nombre d’enfants par femme a grimpé de 1,2 à 1,4. L’objectif : atteindre 2 enfants en moyenne par femme, le seuil nécessaire au remplacement des générations.

Mais le problème vient que beaucoup de Hongrois émigrent à l’étranger, pour des raison politiques ou économiques et que leurs enfants naissent hors du pays. Comme le gouvernement Orbán refuse d’accueuillir des immigrants, la population continue de baisser. C’est pour cela qu’aujourd’hui, il se tourne vers les couples infertiles : c’est le dernier espoir. Comme le dit Katalin Novak, secrétaire d’État à la famille : « Si tous les couples qui désirent un enfant arrivent à avoir un bébé, la Hongrie n’aura plus de problèmes démographiques. »

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