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Revue de presse française

À la Une: les Américains vont-ils céder l'Afghanistan aux talibans?

Audio 06:46
Le président Ashraf Ghani lors des éléctions, à Kaboul, en Afghanistan, le 22 décembre 2019.
Le président Ashraf Ghani lors des éléctions, à Kaboul, en Afghanistan, le 22 décembre 2019. Afghan Presidential Palace/Handout via REUTERS

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Une question à la Une de la presse française ce matin : les États-Unis vont-ils céder l’Afghanistan aux talibans ?

« Trump va-t-il abandonner l’Afghanistan aux talibans ? », se demande en effet la Une du journal Le Figaro. Question posée après que le président des États-Unis ait en effet annoncée son intention de mettre un terme à cette guerre qu’il trouve « insensée », souligne ce quotidien. Lequel Figaro s’en inquiète vivement.

Même si « comparaison n’est pas raison », l’Afghanistan, c’est « l'autre Vietnam », formule-t-il, en soulignant « certains parallèles troublants » entre le naufrage des Américains au Vietnam et leur « nouveau fiasco » en Afghanistan. À commencer par « l’arrogance » de la première puissance mondiale face à un ennemi « sous-estimé ». Comme au Vietnam, l’escalade militaire y a également dopé la corruption. Le Figaro pointe la « gabegie » à Kaboul, « aussi destructrice qu'à Saigon », des talibans « aussi déterminés que des Viêt-Congs ».

Ces similitudes mises en relief, Le Figaro trouve que la négociation dans laquelle s’est engagé Donald Trump a un « goût de capitulation ». Et ce quotidien volontiers critique de l’actuelle administration américaine prévient qu’un désengagement des États-Unis d’Afghanistan permettra aux « sinistres étudiants en religion » d’effectuer leur retour, les talibans y imposant alors leur loi « impitoyable », avertit Le Figaro.

En France, c’est un « cocorico » de fin d’année qui retentit sur le plan social : le chômage est au plus bas depuis dix ans.

C’est ce que pointe en manchette le journal Le Monde. « Nette embellie sur le front de l’emploi en 2019 », lance-t-il, soulignant en effet que 260 000 emplois auront été créés cette année, contre 188 000 en 2018. L’Insee, qui est l’institut français de statistiques, prédit la poursuite de la baisse du chômage en 2020, et le quotidien de l’après-midi remarque que « tous les demandeurs d’emploi, sauf les plus de 50 ans, ont profité de la conjoncture ».

« Belle santé de l’emploi », confirme en Une le journal Les Échos, l’année 2019 s’avère être un « bon millésime » pour l’emploi, le chômage étant « clairement orienté à la baisse », souligne le quotidien économique français.

Une embellie modérée par le journal La Voix du Nord. Car « une grande majorité de ces créations d'emplois représente des contrats à durée déterminée ». Même si le nombre des CDI augmente légèrement, l'immense majorité des nouveaux postes sont en CDD, dont beaucoup portent sur moins d'un mois. De quoi épaissir peut-être le halo, à terme, même si certains analystes soulignent qu'un CDD peut toujours être porteur d'un espoir d'embauche, remarque ce quotidien du septentrion français. Alors, puisque les mêmes soulignent que les créations d'emplois touchent tous les domaines, même l'industrie, même les constructions, et que l'Insee se risque à espérer un maintien de la tendance, voyons la nouvelle comme « une lueur dans nos brumes de fin d'année », préfère retenir La Voix du Nord.

Des indiscrétions, ce matin, sur l’audition judiciaire de François Bayrou. Le président de ce parti centriste s’en est vivement pris à l’une de ses accusatrices, Corinne Lepage.

Mis en examen pour « complicité de détournement de fonds publics » dans l’affaire dite des « assistants parlementaires du MoDem », l’ex-garde des Sceaux n’a pas eu de mots assez durs pour parler de cette ancienne ministre de l’Écologie.

Selon Le Parisien, durant son audition, François Bayrou a traité Corinne Lepage de « menteuse de compétition. Elle a trahi son engagement, c’est d’ailleurs son habitude assez fréquente », a dit le chef centriste. Relatant ce qu’il appelle « l’interrogatoire tendu de François Bayrou », Le Parisien signale aussi que l’ex-garde des Sceaux a dit à la juge d’instruction qu’elle lisait « mal ». Ambiance…

Il y a une semaine, à Abidjan, Emmanuel Macron annonçait une réforme de la zone France en Afrique de l’Ouest, avec la « disparition » du franc CFA au profit de l’éco. Une « disparition » qui, en fait, n’en est pas une.

C’est en tout cas l’avis du journal Le Monde. Lequel quotidien décrit cette annonce comme une « vraie-fausse disparition du franc CFA », qui a été « annoncée par M. Macron ». Cela « ne changera rien », la France « conserve les rênes », ce qui « n’est pas de bon augure », estime le quotidien français de l’après-midi. Pour les dirigeants africains, le maintien du « lien » monétaire avec la France est à la fois une « assurance de stabilité » et un « aveu de faiblesse », souligne Le Monde.

Lequel journal remarque que « l'indépendance financière du continent reste à conquérir. Si la France veut être crédible dans sa volonté proclamée de tourner pour de bon la page coloniale et de conserver les relations de proximité façonnées par l'histoire, elle doit à la fois tenir un langage de vérité et tout faire pour aider les États africains à prendre en main leur propre monnaie ».

Deux mots de sports pour conclure, avec les trophées dits des « champions des champions » 2019.

Sans vouloir faire injure aux confrères du journal L’Équipe qui les attribuent, on pourrait parler de médailles en chocolat dont raffolent les enfants, ces trophées par eux attribués aux sportifs en congés de fin d’année, à l’heure où remplir les pages du quotidien sportif relève de la gageure.

Mais bon, allons-y pour les « champions des champions monde », avec, chez les hommes, pour la quatrième fois de sa carrière, le tennisman espagnol Rafael Nadal et, chez les dames, la gymnaste américaine Simone Biles, sacrée, elle, pour la troisième fois par L’Équipe.

D’une année l’autre, peu ou prou, ces palmarès se suivent et se ressemblent. On ne change pas une… Équipe qui gagne !

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